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Célébrer la paix au son des coups de feu

Brian Bronfman est l'organisateur des Journées de la paix à Montréal. Photo: Sandra Larochelle/Gracieuseté

Dès aujourd’hui, et jusqu’au 2 octobre, se tiennent les Journées de la paix à Montréal. Selon son organisateur, Brian Bronfman, l’événement revêt une pertinence encore plus importante alors que la métropole connaît une recrudescence de la violence. 

«Naturellement, ces situations sont horribles. Je trouve plus que triste et tragique de voir ça dans notre ville», déclare d’emblée M. Bronfman, faisant référence à la centaine de fusillades survenue à Montréal en 2021. 

Le philanthrope internationalement reconnu consacre sa vie aux causes de la paix et de l’harmonie sociale. En 2009, il a cofondé le Réseau pour la paix et l’harmonie sociale, une organisation charitable à l’origine de l’initiative des Journées de la paix.

Le Réseau pour la paix et l’harmonie sociale se concentre sur trois axes, soit la promotion de la paix, la prévention de la violence, ainsi que la diversité et l’inclusion. C’est en lien avec ce premier volet que les Journées de la paix ont vu le jour en 2015.  

L’événement a lieu du 21 septembre au 2 octobre, soit de la Journée internationale de la paix à la Journée internationale de la non-violence, telles que déclarées par l’Organisation des Nations unies (ONU).

Au sujet de la violence à Montréal, Brian Bronfman indique concentrer tous ses efforts à la recherche de solutions ainsi qu’aux approches positives et pratiques avec ses partenaires du Réseau. 

«On n’est pas vraiment intéressés par les aspects politiques ni les actions purement symboliques, dit-il. Notre créneau est d’aider les gens à se rencontrer, à créer des partenariats, à partager l’information et à mieux travailler ensemble.» 

«Agir pour l’égalité»

Pour sa septième édition, l’événement des Journées de la paix se déroule sous le thème «Agir pour l’égalité» parce que «paix» et «égalité» sont interreliées, pense Brian Bronfman.

Pour celui qui a été fait officier de l’Ordre national du Québec, cette thématique reflète un «appel à l’action». 

«L’idée est que chaque individu dans la société a un rôle à jouer comme bâtisseur de paix, afin de créer une société plus juste, égalitaire, non violente et sécuritaire», explique-t-il.

«Créer des ponts»

Afin de construire une société plus équitable et harmonieuse, il est primordial de créer des ponts entre les communautés et d’aller à la rencontre de l’autre, fait valoir M. Bronfman.

C’est pourquoi, parmi la soixantaine d’activités proposées lors des 12 journées de la paix, il suggère fortement le service spécial de shabbat intitulé «Du racisme à l’émancipation», qui se tiendra le 1er octobre. 

Pour l’occasion, la commissaire pour la lutte contre le racisme et la discrimination systémiques à la Ville de Montréal, Bochra Manaï, discutera de ses responsabilités avec le rabbin Grushcow à la synagogue. 

«Une femme musulmane va parler dans une institution juive du racisme, se réjouit Brian Bronfman. J’adore créer des ponts entre les différentes religions et cultures, ou juste encourager le dialogue en général.» 

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