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Alouettes: plus ça change, plus c’est pareil

Montreal Alouettes quarterback Johnny Manziel is sacked by Calgary Stampeders' Micah Johnson during second half CFL football action in Montreal, Monday, October 8, 2018. THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes Photo: La Presse canadienne

MONTRÉAL — Plus ça change, plus c’est pareil chez les Alouettes de Montréal. Et on ne parle même pas des résultats des matchs, mais plutôt de la ligne à l’attaque.

Les — nombreux — quarts des Alouettes cette saison ont dû jouer derirère un nombre incalculable de combinaisons. Les blessures et les transactions sont à blâmer pour ce constat. L’entraînement de jeudi n’a pas échappé à cette règle.

Si le bloqueur Tony Washington a repris l’entraînement — autant au poste de bloqueur gauche que droit — il y a plusieurs joueurs qui se sont promenés. Il y avait même un nouveau-venu qu’on ne pouvait identifier, si ce n’est qu’il portait le no 65!

«Devonte McClain, a répondu l’entraîneur-chef Mike Sherman quand on l’a questionné à son sujet. Nous verrons ce qui arrivera avec lui. Nous avons plusieurs blessés au sein de notre ligne à l’attaque. Tony Washington s’est entraîné, alors nous avons plusieurs combinaisons possibles. Mais nous voulions qu’il s’acclimate à notre livre de jeux si jamais nous devions faire appel à ses services.»

Ce sont les Alouettes qui ont accordé le plus de sacs cette saison, avec 60. Ils ont aussi accordé cinq sacs ou plus lors des cinq dernières rencontres. Johnny Manziel, qui a signalé cette semaine son intention d’honorer son contrat en 2019, s’en est-il plaint à son entraîneur?

«Pas du tout, a affirmé Sherman. Certains de ces sacs sont dûs à la ligne à l’attaque, certains à la couverture contre la passe, tandis que d’autres sont de sa faute. C’est en proportions plutôt égales à mon avis. Ce n’est pas le genre de joueur à se plaindre de ce genre de choses.

«Bien sûr, je ne suis pas heureux quand il se fait frapper. Les gens ne savent pas toujours le fin fond de l’histoire. Certains de nos joueurs de ligne ont joué malgré des blessures, jusqu’à la limite de ce que leur corps pouvait endurer. Ils nous ont tout donné cette saison. On travaille fort pour régler ce problème de sacs, mais la faute ne revient pas entièrement à la ligne à l’attaque.»

Manziel tentera samedi, face aux Argonauts de Toronto, d’inscrire une première victoire à sa fiche en six départs dans le circuit.

«Je ne m’en fais pas avec ça, sinon que nous n’avons pas gagné beaucoup de matchs cette saison, a noté l’entraîneur. Ce n’est pas sa faute, tout comme si nous étions 5-0 avec Johnny, je ne dirais pas que c’est grâce à lui.»

Des jalons pour 2019
Sherman a également été interrogé sur le rôle d’un entraîneur-chef une fois son club éliminé de la course aux éliminatoires. Après quelques secondes de réflexion, il y est allé d’une remarque intéressante.

«Le rôle de l’entraîneur-chef est de bâtir une fondation solide, une culture gagnante. La victoire est importante, même quand vous êtes exclus des matchs éliminatoires. On va tenter de gagner nos trois derniers matchs ou deux des trois derniers. Ça nous laissera un meilleur goût en bouche quand tout sera terminé.

«Gagner n’est toutefois pas la priorité, c’est plutôt de trouver des façons de gagner qui l’est. Peut-être qu’on fera jouer des gars qu’on a moins fait jouer afin de voir s’ils ne font pas partie d’une combinaison gagnante.»

Il a par ailleurs tracé un parallèle entre la présente campagne et sa dernière avec les Packers de Green Bay, en 2005, alors que l’équipe avait compilé une fiche de 4-12.

«Comme c’est le cas ici cette saison, nous étions une équipe minée par les blessures et nous avions plus de gars inscrits sur notre liste de blessés que de joueurs actifs. Mais nous avions terminé la saison avec deux victoires, dont une à Seattle, contre une équipe qui allait participer aux séries par-dessus le marché. Ça avait mis un peu de baume sur nos plaies.

«Bien sûr, je n’aime pas perdre, a-t-il ajouté. Mais je ne m’emporte pas trop quand on gagne et je ne me décourage pas trop quand on perd. Nous avons de bons joueurs au sein de cette équipe et je suis à l’aise avec notre progression. J’aurais aimé que l’on remporte plus de victoires, surtout à domicile, mais je pense que ça rentrera dans l’ordre la saison prochaine. Le message est toujours le même: gagner, développer la chimie dans le vestiaire et avoir ses coéquipiers à coeur.»

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