Quelle justice pour la victime?

Nous nous souvenons d’Eric Tillman, directeur général des Rough­riders de la Saskatchewan, qui a agressé sexuellement une mineure de 16 ans. Même s’il a été reconnu coupable,  il a été acquitté de façon inconditionnelle pour ce délit parce qu’il était sous antidouleur au moment des faits.

Pour le Centre des femmes de Verdun et le Mouvement contre le viol et l’inceste, un verdict semblable est une banalisation des agressions sexuelles. Il minimise aussi l’ampleur de la problématique de la violence faite aux femmes et les répercussions psychologiques subies par la jeune fille agressée.

Cet acquittement est discriminatoire envers les femmes et a des répercussions très négatives en ce qui concerne la compréhension du système judiciaire qu’ont les victimes et la confiance qu’elles lui font. De plus, la plupart des gens qui utilisent des médicaments ne perdent pas pour autant leur sens moral.

Nous pouvons donc légitimement nous poser les questions suivantes : Till­man aurait-il été absous s’il ne bénéficiait pas d’une telle notoriété? Le citoyen moyen peu nanti aurait-il bé­néficié d’un tel traitement?

Centre des femmes de Verdun Mouvement contre l’inceste et le viol, Table de concertation en relations interculturelles de Verdun, Table des groupes de femmes de Montréal, Centre des travailleuses en maisons privées, TROVEP Montréal

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