«Un problème humain»
«Ce qui est arrivé à Québec n’est pas un problème québécois, ni même canadien, c’est un problème humain, une véritable tragédie. Ça nous affecte tous à travers le monde», fait valoir Saleem Davi-Ji, un membre de l’équipe de gestion de la mosquée Masjid Makkah-Al-Mukkaramah où prient environ 200 fidèles, à Pierrefonds.
Même si la communauté est choquée par l’attentat qui a frappé le Centre culturel islamique de Québec dimanche, la prière de 17h s’est déroulée comme à l’habitude à la mosquée du boulevard Gouin, réunissant une vingtaine de personnes.
«Ça peut arriver n’importe où», affirme avec philosophie le président de la mosquée, Sumi Ullah Khan.
Surveillance accrue
Comme ce fut le cas pour plusieurs mosquées ailleurs à Montréal, la police assurait une surveillance accrue, ayant notamment délégué deux auto-patrouilles devant la mosquée pour l’heure de la prière en soirée.
«Maintenant, les familles qui viennent ici sont inquiètes. On ne pensait pas que ça pouvait arriver dans un endroit comme le Québec, particulièrement la capitale nationale qui est comme un village» raconte M. Davi-Ji.
Ils sont toutefois satisfaits et surtout rassurés du travail du SPVM. Une rencontre avec le commandant du PDQ 3 aura lieu sous peu afin d’établir un plan à plus long terme.
Il y a six ans, l’endroit avait été la cible de vandales qui avaient tiré des balles de peinture sur les murs extérieurs, en plus de briser des fenêtres.