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Un esprit sain dans un corps sain

Karine Delage ai­me vivre des nouvelles expérien­ces. Elle essaie de tirer profit de tout ce qui s’offre à elle, se­lon ce qui l’intéresse.

«Je veux découvrir et profiter des choses, dit-elle. Je ne vois par pourquoi je m’en pri­verais.»
Après une pause, Karine De­lage est retournée il y a quel­ques années sur les bancs d’é­cole pour obtenir un bacca­lauréat en sciences des re­ligions, avec une spécialisation en histoire de l’art.

«Souvent, les gens pensent que les religions sont désuètes, mais ce n’est pas le cas, ex­pli­­que la jeune femme de 29 ans. C’est un sujet qui est constamment d’actua­li­té. On est en Afghanistan où on se bat contre les talibans, on a beaucoup parlé des acco­modements raisonnables et récemment, un scandale a éclaté parce que le NPD au­rait une candidate extrémiste.»

Elle précise d’emblée qu’ell­e n’a pas étudié la théo­logie, mais bien les scien­ces des religions. «J’ai étu­dié le phénomène religieux, mentionne-t-elle. Pour­quoi les gens adhèrent-ils à certaines religions? La théo­logie, c’est plutôt l’étu­de de la foi en une religion.»

Une étudiante engagée

Parallèlement à ses études, Ka­rine Delage s’est engagée dans l’association étudiante. Elle a participé au comité d’or­ganisation du program­me des sciences des religions, où elle a pu commenter l’ensei­gnement, les professeurs et les cours qui sont donnés.

Cette étudiante passionnée a aus­si cofondé le journal de son association étudiante, L’Index. «Je trouvais que ça manquait, dit-elle. Je l’ai fait par plaisir, même si c’était beaucoup de travail.» Avec ce média univer­si­taire, elle voulait rendre plus concrètes les questions so­ciétales d’ordre religieux en établissant des ponts avec les autres départements de sciences humaines.

Mais le projet qui semble lui avoir tenu le plus à cÅ“ur, c’est l’organisation d’un sé­mi­­naire d’auteurs sur Han­nah Arendt. Encore là, il y avait un manque, selon elle. «Il n’y avait pas de cours sur des auteurs précis», insiste-t-elle. Après avoir fait un son­­dage auprès de ses camarades, elle a soumis son pro­jet au département, qui l’a ac­cepté rapidement. «Ç’a été une super belle expérien­ce de cons­truire ce cours, lan­ce-t-elle. Le départe­ment est tout petit, mais les gens sont su­per volontai­res. C’est une belle réalisation.»

Une cycliste décidée

Un esprit sain dans un corps sain : c’est un adage auquel Karine Delage croit. En plus d’être une étudian­te, elle est une cy­cliste de talent. En­cou­­­­ra­gée par son conjoint, cette an­cienne messagère à vé­l­o a tenté sa chance en com­pé­ti­tion. Bien qu’elle ne se con­si­dère pas parmi les meil­leures, elle a tout de même rem­porté une quatrième po­sition lors de l’épreuve du contre-la-montre au Cham­pionnat québécois de cyclis­me de Char­levoix, en 2006.

«Mon but, c’était de me dé­passer physiquement, lance-t-elle. Le cyclisme, c’est tellement exigeant!»

Nouveau défi : celui d’être maman

Depuis trois mois, Karine De­lage a rangé son vélo et elle a temporairement interrompu ses études. Tout juste après avoir obtenu son baccalauréat, elle a donné naissance à un garçon, Nathaniel.

Ce petit rayon de soleil lui prend tout son temps pour le moment, mais elle compte bien commencer une maîtrise en sciences des religions en janvier et, si le temps le lui permet, enfourcher à l’occasion son vélo… pour le plaisir cette fois-ci.

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