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La valeur ajoutée des bâtiments écoénergétiques chiffrée

Un bâtiment écoénergétique avec des panneaux solaires, entouré de végétation.
Image générée par l'intelligence artificielle. Photo: Auttomatic

Un bâtiment écoénergétique peut voir sa valeur augmenter de près de 5%, tandis qu’un immeuble négligé sur le plan environnemental risque de se déprécier de jusqu’à 11%. C’est ce que révèle le premier Livre blanc en immobilier durable au Québec, publié ce jeudi par l’organisme à but non lucratif Décarbone+.

Jusqu’ici, les bénéfices financiers des investissements en efficacité énergétique restaient difficiles à quantifier pour les acteurs de l’industrie immobilière, indique Décarbone+. Son livre blanc s’appuie sur des modélisations financières pour combler ce vide.

Dans le secteur des immeubles de bureaux, l’obsolescence énergétique et réglementaire pourrait amputer la valeur marchande d’un actif de près de 11% — ce que le milieu désigne par l’expression «actif échoué». À l’inverse, un immeuble ayant adopté une démarche proactive en durabilité pourrait capter une prime de valeur d’environ 5%.

Dans le secteur multirésidentiel, les gains sont également documentés. Une simple optimisation énergétique générant une économie de 400$ par logement par année se traduirait par une hausse de la valeur marchande d’environ 6,3%. De manière plus générale, une économie d’énergie de 1$ par pied carré entraînerait une augmentation immédiate de 4% à 5% de la valeur d’un immeuble.

Ce n’est plus seulement un enjeu éthique, mais une priorité financière.

Philippe Hudon, président de Décarbone+ et d’Akonovia

Un impact sur les prêts

Le document souligne que les institutions financières commencent elles aussi à intégrer ces réalités dans leurs pratiques. Certaines offriraient désormais ce que le livre blanc appelle une «prime de fidélité climatique». C’est-à-dire des réductions de taux d’intérêt estimées entre 25 et 35 points de base pour les propriétaires d’actifs performants sur le plan environnemental.

«L’intégration de données probantes sur la durabilité dans les modèles d’évaluation permet d’offrir des solutions de financement plus agiles et avantageuses pour les propriétaires proactifs», affirme René Demers, premier vice-président au financement immobilier de la Banque Nationale.

La Banque Nationale est l’un des partenaires de l’initiative. Le livre blanc compte 16 partenaires au total, dont les plus importants sont Akonovia, La Caisse et Hydro Québec.

Le document propose aussi des cadres d’analyse communs destinés aux propriétaires, évaluateurs et prêteurs. «Nous souhaitions que ce cadre de référence permette de sortir de l’intuition pour passer à une mesure systématique de la valeur extra-financière», explique Dominique Anglade, directrice exécutive de l’École des dirigeants de HEC Montréal, également partenaire.

L’initiative a mobilisé un large pan de l’écosystème québécois de la finance et de l’immobilier, notamment la Banque Nationale, Desjardins, le Fonds immobilier de solidarité FTQ, Montoni, BOMA Québec et le Conseil du bâtiment durable du Canada.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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