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Élèves de la réforme: confiance et inquiétudes

Bien qu’elle se dit confiante en la réussite au cégep des élèves issus de la réforme, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) réclame des modifications au programme du ministère de l’Éducation. «On est déçu de la façon dont ont été arrimés les niveaux du secondaire et du collégial, a dit lundi le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin. On a eu beaucoup de temps pour se préparer et ça aurait été intéressant [d’arrimer les deux niveaux d’études] avant».

La FECQ réclame entre autres que le cours de français collégial 101 expose, comme par le passé, quatre genres littéraires répartis sur cinq périodes et non seulement deux genres, tel que le prescrit maintenant le ministère. Celui-ci veut donner plus de temps pour enseigner la révision et la correction de texte.

Des modifications doivent aussi être apportées aux programmes de mathématique, qui inquiètent particulièrement la FECQ. Actuellement, deux cheminements d’études au secondaire, technico-sciences et sciences de la nature, donnent accès aux programmes collégiaux de sciences. La compétence «Manipuler des expressions algébriques» a été escamotée du programme du premier cheminement, alors qu’elle est considérée comme étant acquise dès le premier cours de mathématique du cégep. La FECQ aimerait que les logarithmes et la trigonométrie soient de nouveau au programme et qu’ultimement, seule la séquence sciences de la nature soit un préalable au programme collégial de sciences de la nature.

L’organisation étudiante veut aussi que les enseignants soient bien outillés et surtout, bien formés pour transmettre leur savoir aux jeunes de la réforme. Elle refuse toutefois que le fardeau repose uniquement sur les épaules des enseignants. «Il y aura de l’arrimage à faire pour tout le monde, autant pour les étudiants que les enseignants», dit M. Bureau-Blouin. En 2006, seulement 40% des enseignants du primaire avaient reçu une formation concernant la réforme.

La FECQ croit que les mesures qu’elle propose peuvent être mises en place rapidement, mais ce sera la nouvelle ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, qui décidera. «S’il y a des ajustements à faire, on les fera en cours de route», a indiqué son attachée de presse, Amélie Légaré.

«Ce ne sont pas des inaptes»
Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, dresse un portrait plutôt positif des jeunes issus du renouveau pédagogique.

  • Il évoque leur grande capacité à communiquer, leur débrouillardise et leur autonomie.
  • Ces étudiants ont simplement «acquis leurs connaissances de façon différente, rappelle M. Bureau-Blouin. Si on aide les enseignants à s’adapter, qu’on envoie le message aux étudiants qu’il va y avoir une certaine adaptation et qu’on apporte des modifications à des cours, la transition se fera très bien».

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