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Porsche Panamera 4 2014: mon cadeau de Noël

Photo: collaboration spéciale

Auto GoIl faut bien l’avouer, la Porsche Panamera ne fait pas l’unanimité.

Sa forte taille, ses quatre portières et son derrière un peu rebondi lui confèrent une allure pas tout à fait aussi sportive que le souhaitent les puristes. Pourtant, une fois au volant, on oublie aisément ses dimensions imposantes et son allure plus étriquée; on est derrière le volant d’une Porsche.

Lancée il y a quelques semaines, la nouvelle génération (bon, «évolution» serait plus juste compte tenu des faibles changements survenus) de la Panamera reprend là où sa prédécesseure avait laissé. Et malgré les réticences des puristes, on espère bien retrouver le succès obtenu avec la première version : plus de 100 000 unités vendues en quelques années à peine. Pas mal pour une voiture dont la moins chère des déclinaisons frôle tout de même 90 000 $.

Les changements imposés pour 2014 sont, notons-le, plutôt discrets, et il vous faudra être un fin connaisseur pour les apprécier au premier coup d’œil. Elle arbore par exemple des feux avant redessinés, une calandre plus imposante désormais encadrée de deux entrées d’air surdimensionnées et une partie arrière remodelée, mais sans exagération; pas question de changer le look qui a semblé donner de bons résultats.

Quelques détails, comme un système automatisé de gestion des feux de croisement ou une mécanique dotée d’un système Start-stop, figurent aussi au nombre des nouveautés. Encore une fois, pas de quoi écrire à sa mère.

Sous le capot de notre version, le plus petit moteur offert, le V6 de 310 chevaux. Bien peu, pourrions-nous penser, pour une voiture de cette dimension, d’autant plus que la Panamera pèse rien de moins que 1 800 kg. Toutefois, il faut le dire, la puissance est plus que suffi­sante pour déplacer avec aisance cette grande berline de luxe, sans hésiter. Les vrais amateurs pourront se tourner vers les versions plus puissantes comme la S ou la Turbo, mais il faudra aussi penser à ajouter quelques milliers de dollars à la facture.

Je l’admets sans fausse honte, l’habitacle de la Panamera est un de mes préférés, toutes catégories confondues. Les quatre passagers (car la banquette arrière est réservée à deux personnes dont les places sont séparées par une console du plus bel effet) ont une abondance d’espace, et profitent de tous les avantages d’une voiture de luxe, incluant les sièges chauffants et un dégagement pour les jambes remarquable.

Si ce n’était de l’accès à bord un peu difficile en raison de la ligne de toit incurvée, tout serait presque parfait.

Quant à la conduite, elle est sans reproche. Bien sûr, on ressent le poids de la bête en virage serré, mais la Panamera n’a pas la prétention d’être une machine de course. En ville, elle se faufile avec aisance, et elle procure une randonnée d’autoroute spectaculairement enchanteresse.

Même le rouage intégral de ma Panamera 4 s’est montré à la hauteur des chutes de neige abondantes des derniers jours. Pour moi, cette semaine d’essai a été un véritable cadeau de Noël, une semaine avant le temps!

***
Forces

  • Habitacle bien aménagé
  • Économie d’essence
  • Espace intérieur

Faiblesses

  • Accès aux places arrière
  • Look discutable
  • Prix des versions plus puissantes

***
Fiche technique

  • Prix : 94 800 $
  • Type de carrosserie : berline
  • Passagers : 4
  • Portes : 4
  • Capacité de chargement : 445 L
  • Puissance : 310 chevaux
  • Accélération 0-100 km/h : 6,1 s
  • Vitesse de pointe : 257 km/h
  • Cylindrée : H6 3,6 L
  • Transmission : automatique à 7 rapports
  • Suspension : indépendante
  • Roue : 18 po
  • Consommation en ville : 11,6 L/100 km
  • Consommation sur l’autoroute : 7,4 L/100 km

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