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Lancement de Far Cry 2: Superbe, mais…

Les graphismes occultent tout le reste dans Far Cry 2 (FC2), la dernière création d’Ubisoft Montréal qui arrivera sur les tablettes demain. Les représentations de la steppe africaine frôlent le «photoréalisme». Les déserts voisinant la jungle luxuriante ont des allures de documentaire.

Notre héros doit arrêter un certain Chacal, trafiquant d’armes sans scrupule. Cette brute amorale s’enrichit sur le dos des pauvres victimes de la guerre civile déchirant l’Afrique. Il faudra tuer cet être ignoble. Pour ce faire, il devra accepter des petits «boulots». Des jobs d’éliminations discrètes lui permettront ainsi de s’acoquiner avec les différentes factions et gagner de précieux diamants pour se procurer armes et médicaments.  

Fidèle reproduction
On sent vraiment que les créateurs ont fait leur devoir en ce qui a trait à la reproduction du paysage africain, de sa faune et sa flore. La trame sonore est aussi très riche. 

La propagation du feu dans Far Cry 2 est sublime. Regar­der le brasier courir et passer des longues herbes aux arbres en brûlant tout sur son passage nous fait réaliser l’ampleur des efforts nécessaires à une si belle reproduction. L’ajout d’un éditeur de niveau, très simple d’utilisation, permet aux amateurs de partager leurs créations en ligne. À court de munitions? Ramas­sez une arme par terre! Mais attention, une mitraillette rouillée n’offre pas la fiabilité de sa contrepartie neuve! Elle s’enraye! En plein combat, c’est stressant, mais combien réussi!

Les véhicules se conduisent bien. Quand ils sont esquintés, ils peuvent être réparés. Les hydroglisseurs et les delta-planes sont parmi les nombreux véhicules offerts. Le support d’un GPS, quoiqu’un peu petit, rend les déplacements plus aisés. La carte s’avère un meilleur outil.

Un compromis au détriment de l’intelligence artificielle
Certes, FC2 d’Ubisoft Mont­réal offre des graphismes superbes qui viennent de monter la barre pour les autres développeurs. Cepen­dant, sachant qu’un jeu est une somme de compromis, on sent que c’est le duo de l’intelligence artificielle et du réalisme de la balistique qui a pigé la courte paille dans cette création montréalaise. 

Dommage, puisqu’il s’agit d’un jeu de tir à la première personne. Pourtant, la toute première itération de la franchise de Far Cry PC a gagné ses galons grâce à une intelligence artificielle (IA) qui, depuis, a fait école.  

À l’époque, les ennemis tendaient des embuscades, nous surprenaient en nous con­tournant.  Elle nous manque, cette magnifique IA. À la place, nous avons droit à des comportements parfois étranges de la part des ennemis, surtout en voiture.

Ils semblent cibler tous les obstacles en fonçant dedans. En combat, rares sont les moments d’échauffourées soutenues. Les malfrats se découvrent et courent partout.  Avec la carabine longue portée (sniper), éliminer ces soldats devient assez facile.

À ce chapitre, la balistique a une saveur très «arcade», trop peut-être. Il vous faudra des tonnes de balles de pistolets afin d’abattre un rebelle. Vous verrez : ils ont la couenne dure!   Plus de réalisme aurait été le bienvenu, comme dans la première mouture du jeu.

Nos camarades de mission n’ajoutent pas grand-chose si ce n’est qu’ils viennent nous sauver lorsque nous sommes tombé sous le feu nourri des belligérants. Ces anges gardiens nous ramènent à la vie pour mieux disparaître dans la jungle. Pouf!

Far Cry 2 reste amusant, beau et riche en subtilités. Un brin de réalisme supplémentaire en ce qui a trait aux combats aurait favorisé grandement l’immersion. Chez Ubisoft Montréal, on lance aussi une version con­sole de Far Cry 2. Comment les magiciens de la rue Saint-Laurent ont-ils réussi à «paqueter» autant d’informations dans les consoles de salon sans dénaturer la licence? C’est à suivre!

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