L'opposition exclue de la commission des priorités
Comme le veut la tradition, le conseil d’arrondissement s’est tenu le 3 mars à la Résidence Vent de l’Ouest de Sainte-Geneviève. Certains membres de l’assistance ont vivement questionné le maire concernant l’exclusion d’Éric Dugas, unique conseiller de l’opposition de la formation de la Commission.
«Il n’y a aucun élu de Sainte-Geneviève, ça n’a pas de sens qu’on ne soit pas représenté. Ce n’est pas démocratique», a lancé un citoyen en colère, appuyé par d’autres: «Vous avez déjà la majorité, à quoi ça sert de créer un autre comité exécutif qui exclut M. Dugas du pouvoir décisionnel?»
«Quand une équipe rentre au pouvoir, c’est normal qu’elle décide. Ça n’enlève pas de la légitimité à M. Dugas. Je ne suis pas juste maire de L’Île-Bizard, ne vous inquiétez pas», a répliqué le premier magistrat.
Selon lui, ce comité-conseil avait fait ses preuves dans le passé. «Ça facilite le processus de décisions pour des gros dossiers. On fonctionne de façon plus ordonnée. Laissez-nous la chance de le faire, on n’est pas ici pour créer des problèmes.»
Le maire Normand Marinacci agira à titre de président de la Commission permanente de l’administration et des priorités, appuyé par les conseillers de l’arrondissement Christian Larocque et Jean-Dominic Lévesque-René. Ils seront assistés de la directrice générale et du secrétaire de l’arrondissement.
Éric Dugas s’est opposé à cette nouvelle instance. «Ma crainte est que les décisions de ce comité seront présentées devant le conseil sous forme de procès-verbal, l’assistance n’aura pas le temps de prendre connaissance des dossiers. Aussi, c’est adopté très rapidement et je me pose la question de la nécessité de ce comité quand vous êtes déjà quatre (au conseil)».
Le conseiller de l’opposition a également souligné que Saint-Léonard serait le seul arrondissement de l’Île de Montréal à tenir une telle commission pour des raisons particulières.
Un renvoi contesté
La destitution controversée de Marcel Boileau du Comité consultatif d’urbanisme (CCU) continue de susciter de vives réactions. Le conseiller Éric Dugas a dévoilé au Conseil un avis juridique du contentieux de la Ville de Montréal qui indique que la destitution d’un membre du CCU ne peut se faire que selon des circonstances particulières, comme la mort, la démission, l’incapacité ou des absences injustifiées.
Le conseiller a accusé le maire d’aller «délibérément à l’encontre du contentieux de la ville».
Le maire Marinacci a semblé très irrité par cette révélation du document juridique qu’il rappelle confidentielle. «La décision de révoquer quelqu’un du CCU revient à celui en pouvoir. Je suis avocat, j’ai parlé à des amis avocats spécialistes en municipal, c’est fait, le dossier est réglé!»
Pas d’exercice d’incendie depuis sept ans
Lorraine Fournier, résidente au Vent de l’Ouest a interpellé le conseil sur la réglementation au sujet des exercices d’incendie. Selon elle, aucun exercice d’évacuation n’a été fait à sa résidence depuis qu’elle y a déménagé il y a sept ans, ce qui l’inquiète beaucoup.
Le conseiller Jean-Dominic Lévesque-René du comité de la sécurité publique a indiqué qu’il vérifierait cette information, car l’exercice d’incendie est prévu par la loi annuellement au printemps ou à l’automne. Si tel est le cas, il en organiserait un sous peu à la Résidence Vent de l’Ouest.