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Coupes de 100 000 $ à la CDEC

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
La Corporation de développement économique communautaire (CDEC) de Rosemont – La Petite-Patrie verra son budget annuel amputé de 100 000 $. Pour faire face à ces coupes prévues dans le dernier exercice financier provincial, elle devra abolir un poste de conseiller en accompagnement et réduire son aide aux nouveaux entrepreneurs.

Cette compression, à même l’enveloppe octroyée à l’organisme pour son mandat de centre local de développement (CLD), aura nécessairement des répercussions sur les entrepreneurs locaux, indique le directeur général de la CDEC, Jean-François Lalonde.

« Ça représente une ressource de moins pour faire de l’accompagnement, de l’analyse de dossiers et des demandes de subvention. C’est assez significatif sur une équipe de six conseillers. Toutefois, il n’y aura aucune perte d’emploi, puisqu’un poste est actuellement vacant; il ne sera tout simplement pas remplacé.

« Il y aura aussi une réduction des contributions non remboursables, c’est-à-dire des subventions pour le volet Jeunes entrepreneurs (8000 $), ainsi que le fonds d’investissement en économie sociale (28 000 $) », expose-t-il.

Des projets sur la glace

Ces coupes sont effectives de manière rétroactive au 1er avril 2014, date à laquelle débute l’année financière de la CDEC Rosemont – La Petite-Patrie. Pour boucler son budget, elle pourrait devoir mettre certaines initiatives sur la glace, comme son centre d’innovation et d’entrepreneuriat.

« On en est à revoir notre stratégie pour limiter les dégâts et tenter de réaliser nos projets avec une personne en moins, car même si l’enveloppe est réduite, les cibles fixées par le gouvernement provincial, elles, ne changent pas.

« Ce qui risque d’écoper, ce sont nos projets de développement. Est-ce que notre centre d’innovation et d’entrepreneuriat va être ralenti? C’est ce qu’on étudie », souligne M. Lalonde.

Répercussions sur l’économie québécoise

La CDEC de Rosemont – La Petite-Patrie n’est pas la seule organisation à faire face à des compressions. Ils sont 120 CLD, à l’échelle de la province, à devoir composer avec cette réalité.

« Depuis 2011, le gouvernement martèle qu’il faut soutenir l’entrepreneuriat et qu’il faut davantage de gens d’affaires au Québec. Or, avec le budget Leitao, il vient sabrer les institutions qu’il a lui-même mises sur pied pour stimuler l’économie. Au total, ça représente 8 M$ de moins pour les CLD, qui sont les portes d’entrée pour ceux qui veulent démarrer une entreprise. C’est incohérent.

« À l’échelle de Rosemont – La Petite-Patrie, c’est encore trop tôt pour mesurer l’impact que ç’aura », plaide M. Lalonde.

 

L’Association des centres locaux de développement du Québec (ACLDQ) souhaite que le gouvernement provincial réétudie la question. Une rencontre avec le ministre des Finances est d’ailleurs prévue, en compagnie de l’Union des municipalités du Québec et de la Fédération des municipalités du Québec.

« On verra ce que ça va donner. Personnellement, je ne crois pas qu’il va revenir sur sa décision », indique M. Lalonde.

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