Saint-Gérard: un cas exceptionnel
La Commission scolaire de Montréal (CSDM) aurait dû défrayer l’ensemble des coûts de la reconstruction de l’école primaire, évalués à 16 M$. Mais le cas de Saint-Gérard nécessitant sa démolition complète et sa reconstruction, Mme Malavoy a annoncé le 25 janvier qu’elle interviendrait financièrement.
«C’est très clair, dans l’entente qu’on a prise avec la CSDM, que le ministère fait cet effort pour l’aider. Mais de son côté, elle doit traiter en priorité les autres écoles problématiques, et ce, à même son budget d’immobilisations», a répété la ministre Malavoy à quelques reprises. Saint-Gérard sera un cas unique, assure-t-elle.
La ministre ne nie pas que la mobilisation du Regroupement de parents de l’école Saint-Gérard ait eu un impact sur sa décision. «Les actions citoyennes font partie de la démocratie. Mais mon devoir, quand je règle un problème, est de le faire de façon équitable.»
Elle rejette cependant la responsabilité à la CSDM de répondre aux pressions des parents de l’école Baril, à Hochelaga, dont les enfants ont été relocalisés trois fois, toujours en raison de problèmes de qualité de l’air.
Selon la Loi sur l’instruction publique, le financement de la construction, de l’entretien et de l’achat des biens revient à chaque commission scolaire. Marie Malavoy avance toutefois que des experts du ministère peuvent les accompagner dans ce processus.
Peu de détails sur la construction
Le scénario de construction de Saint-Gérard retenu par la CSDM comprend l’ajout de dix classes et d’un gymnase. Sur son site actuel, l’école pourra accueillir 300 élèves de plus.
Quatre jours seulement après l’annonce du ministère, le commissaire scolaire Kenneth George ne pouvait donner de détails sur la construction ni sur les délais. Il se pourrait que des éléments de patrimoine doivent être conservés.
Le comité de suivi et le conseil d’établissement de l’école se réuniront le 13 février pour prévoir les prochaines étapes et enclencher le processus de reconstruction.
Janvier 2015?
Le Regroupement de parents de l’école Saint-Gérard a organisé le dimanche 27 janvier un pique-nique hivernal pour dénoncer l’immobilisme du gouvernement dans le dossier de la reconstruction. Avec l’annonce du ministère deux jours plus tôt, le rassemblement a finalement eu des allures de fête.
La porte-parole, Chantal Laperrière, a précisé que le regroupement allait dorénavant endosser un rôle de vigie pour s’assurer que les processus soient bien suivis.
Le maire d’arrondissement, Anie Samson, et la conseillère de Villeray, Elsie Lefebvre, étaient présentes. Elles ont toutes deux confirmé leur appui aux parents, afin que le processus de reconstruction passe «sur la voie rapide».
Le regroupement a d’ailleurs fixé sa propre date d’échéance pour réintégrer l’école: janvier 2015.