Retour sur le conseil
L’ordre du jour fut long à adopter. Certains conseillers voulaient ajouter ou retirer des points. Le point 30.04 concernant l’acquisition de véhicules et d’équipements destinés aux activités de déneigement à inscrire au PTI fut retiré.
Céline Forget secondée par Marie Potvin ont demandé l’ajout d’un point à propos de l’affichage du poste de Directeur de l’arrondissement, une fonction actuellement assuré par l’intérim de Pierre Chapuis depuis le départ de M. Beaudet
En raison de l’absence de la conseillère Nunès lors d’une séance extraordinaire du conseil, il y a deux semaines, Céline Forget a également demandé de reprendre le vote concernant le renouvellement de contrat de la Sodem quant à la gestion de la piscine et du CCI. N’ayant pas d’appui, cette proposition n’a pas été retenue, confirmant alors le vote égalitaire de la séance extraordinaire. La voix de la mairesse étant prépondérante, le contrat Sodem n’est pas renouvelé. La gestion des services sera donc effectuée par les cols bleus en régie interne à l’arrondissement.
Les questions des citoyens
Me Morrone, avocat des propriétaires du site 528 McEachran a demandé pourquoi le CCU, dans son procès verbal du 6 octobre, exigeait un dépôt de garantie financière alors que depuis mai 2010 jusqu’à septembre 2011 rien n’avait été fait dans ce sens. Un peu plus tard dans la soirée, une résolution de ce même conseil a statué négativement, rejetant donc la demande de garantie financière.
La conseillère Céline Forget précise toutefois que, selon elle,«le vote consistait à approuver un PIIA, qui incluait, comme c’est souvent le cas pour un projet majeur, une garantie monétaire. Un vote «contre» ne veut pas dire nécessairement etre contre la demande de garantie.»
Chiffrant son propos en termes de véhicules et de surconsommation, Anne Aster a demandé qu’on interdise aux entreprises de jardinage (mais pas aux résidents) l’utilisation de tondeuses à essence bruyantes et polluantes.
Le conseil lui a répondu qu’il n’est pas forcément facile de réglementer. Il y a quelques années un projet de réglementation sur l’utilisation des souffleuses à feuilles avait été renversé en justice à la demande d’un citoyen. L’attitude la plus constructive serait de bien sensibiliser les propriétaires afin qu’ils choisissent des entrepreneurs sensibles à l’environnement.
Anne Aster est revenu sur les multiples travaux qui se sont succédé, parce que mal coordonnés, sur Maplewood et McCullough. La mairesse a confirmé que le nouveau système de gainage intérieur en caoutchouc est très efficace pour rénover égouts ou aqueducs.
Claude Gladu s’est plaint d’un abus de stationnement. Selon le citoyen, une voiture est restée quatre mois avec un pneu crevé sans qu’aucune mesure ne soit prise semble-t-il. Les élus lui ont conseillé de déposer une plainte auprès de l’arrondissement la prochaine fois pour faire intervenir les services compétents. Poursuivant son questionnement, M. Gladu est revenu sur les cafés qui ne démantèlent pas leurs terrasses hors saison. Payent-ils les taxes afférentes à cette occupation? L’arrondissement vérifiera…
Mariclaude Ouimet a voulu faire son bilan de l’action de la mairesse depuis ses engagements électoraux en 2009. «Une centaine d’arbres par an, où sont-ils? Pas sur Van Horne, et parfois on bétonne au lieu de planter. Le retour du camion-échelle? Vous avez changé votre fusil d’épaule. Ruelles vertes au pluriel? Il y en a juste une seule où l’une des maisons semble à appartenir à votre époux.»
La mairesse a répondu en invitant la citoyenne à regarder ce qui avait été fait depuis l’élection de son équipe. «C’est un bilan à mi-mandat», a répondu Marie Cinq-Mars en sous-entendant qu’il restait donc encore deux ans.
Ana Nunès est alors intervenu pour préciser que «chaque ruelle verte est un projet citoyen, initié par les résidents concernés, pas la ville ou l’arrondissement. Des projets ont été proposés, mais des conditions géographiques ou urbanistiques empêchent ou retardent leur développement.»
Léon Gagnon questionné le conseil d’arrondissement à propos d’un publi-reportage du COHO (Coalition des organisations hassidiques d’Outremont) sur les cabanons, les soukhots des hassidim, publié dans les pages de l’Express d’Outremont avec le logo de la Ville de Montréal. On lui a répondu que les obnl, comme le COHO, recevant des subventions de la Ville dans le cadre de projets de rapprochement multiculturel, devaient citer ou afficher le partenariat de la Ville dans leurs publications.
Claude Saint-Pierre a demandé qui était à l’origine du sondage concernant la circulation et le stationnement sur la rue de l’Épée. Le conseiller Louis Moffatt lui a répondu qu’il s’agissait de faire le point sur ces questions dans un secteur achalandé (enfants, écoles, parc, vitesse, stationnement, etc.). Or, chaque tronçon de rue a des problématiques propres.
Plus tard en soirée, ce même conseil d’arrondissement adoptait une modification à la réglementation sur de l’Épée entre Elmwood et Saint-Viateur. Cette résolution du conseil avait d’ailleurs été initiée par une pétition de tous les résidents de ce tronçon de rue pour ralentir les véhicules sur cette voie.