Conférence TEDx : 18 minutes pour changer le monde
Six sommités du monde de l’éducation « nouveau genre » ont fait part de leur vision. Tour à tour, Emmanuel Bernet (enseignant au lycée français de Shanghai), Ronald Canuel (ancien directeur de la commission scolaire Eastern Township), François Bourdon (enseignant à la iCl@asse de l’école Wilfrid-Bastien), Sébastien Stasse (directeur de l’école Alex Manoogian et intervenant en nouvelles technologies), François Rivest (conseiller pédagogique) et Mario Asselin (blogueur) ont expliqué, souvent avec humour, comment le fait d’aborder l’éducation autrement a été salutaire dans leur pratique de l’enseignement.
Certains ont évoqué la possibilité de revoir l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC), tandis que d’autres ont plutôt suggéré d’abolir le mode d’évaluation traditionnel au profit de l’évaluation continuelle. Ainsi, au lieu d’octroyer une note lors d’un examen, l’élève est constamment évalué tout au long de son processus d’apprentissage.
« Ce sont tous des gens qui m’ont inspiré. Depuis 10 ans, je lis ce qu’ils écrivent et je leur parle. Ils m’influencent beaucoup. Ce sont des noms qui vont jouer un rôle primordial dans l’avenir de l’éducation au Québec », fait valoir Pierre Poulin, enseignant et fondateur de la iCl@sse de l’école Wilfrid-Bastien et organisateur de l’événement TEDx Wilfrid-Bastien.
La parole aux jeunes
Outre les conférenciers, les élèves de M. Poulin ont été invités à donner leur avis sur ce que devrait avoir l’air une classe du XXIe siècle. Sophie, qui fréquente la iCl@sse de sixième année, croit que tous les élèves devraient avoir un ordinateur afin d’avoir accès aux informations disponibles sur Internet. Pour sa part, son collègue Mustapha préfère les tables rondes de travail aux traditionnels pupitres en rangées.
M. Poulin, qui est chargé de cours dans diverses universités, a également donné la parole à ses étudiants, qui seront les enseignants de demain.
« Dans une classe du futur, il faudrait que les élèves et les professeurs sachent utiliser les nouvelles technologies. Dans mes cours au baccalauréat, on me dit que d’ici 10 ans, plus de 40 % de nos emplois seront en lien avec la technologie. Qu’est-ce qu’on va faire si nous n’avons pas la formation requise et si nous ne sommes pas au même niveau que nos élèves? », questionne une étudiante de l’Université de Montréal.
Les idées et les enjeux soulevés lors des diverses présentations ont été entendus. En effet, la salle était pleine à craquer et l’événement affichait complet. Plus d’une centaine de représentants du milieu scolaire provenant des quatre coins du Québec étaient présents, dont des commissaires scolaires et une personne ressource du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.
« Ce soir, je sais qu’il y a des gens de la sphère politique qui sont là. Nos décideurs sont ici dans la salle. Il y a des décisions qui devront être prises. Il y a une ouverture de leur part et je sens que l’on va attirer leur attention.
« D’ici le mois de mai, on a trois autres événements internationaux, soit une conférence au Qatar, une en Alberta et une autre portant sur les TIC à l’Université de Montréal. [Ce qui se discute ce soir] va ressortir et va rayonner », soutient M. Poulin, confiant.
Pour en savoir plus, on consulte la page Facebook de l’événement : http://on.fb.me/w6LwY7
Pour en savoir plus:
TEDx Wilfrid-Bastien: Une première à Saint-Léonard
La « désobéissance pédagogique », l’avenir de l’éducation?