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Connections recherchées

Alcaraz-Robinson Stéphanie - TC Media
Les pages et sites de réseaux sociaux à L’Île-des-Sœurs se multiplient et on assiste à la création de réseaux propres à l’île. Les membres augmentent et utilisent quotidiennement ces outils de communication.

Avec des pages Facebook et des sites locaux, comme Women in Mind, Cirqles et le groupe Facebook de l’Île-des-Sœurs, les insulaires ont aujourd’hui une multitude de canaux de communication et de renseignements.

Tous offrent un service semblable: permettre aux insulaires (les femmes exclusivement dans le cas de Women in Mind), de bâtir des ponts entre eux.

«Nos lieux de rencontre ont beaucoup changé depuis les dernières années, explique Claudine Bonneau, professeure au département de management et technologie à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. Contrairement à autrefois, on côtoie nos voisins moins souvent, car on fréquente des personnes avec lesquelles nous avons des affinités.»

«J’habite la tour Symphonia et une soixantaine de personnes se sont déjà inscrites, explique Ramsey Diab, cofondateur du réseau social Cirqles qui a débuté cet été.» Plus d’une centaine de résidents de l’Île-des-Sœurs se sont inscrits au site.

«Nous pensons que les insulaires ont un puissant sentiment d’appartenance, ajoute M. Diab. Ils veulent faire partie d’une communauté vivante et intéressante.»

Pour Anna Goodson, cofondatrice de Women in Mind, les liens sociaux sont importants. «Women in Mind, c’est une communauté, ce sont des activités, des intérêts, une place où on peut échanger.»

Avec plus de 410 membres à l’Île-des-Sœurs, les échanges sont nombreux. Les femmes de Women in Mind ont également une nouvelle émission radio hebdomadaire, sur les ondes de 100,1 FM. Elles débuteront cette nouvelle aventure le 11 novembre.

Le groupe Facebook de l’Île-des-Sœurs compte 214 membres. Principalement un site pour les résidents, on y trouve une multitude de renseignements sur la vie à l’île. Serge Bellemare ne manque pas à alimenter la page quotidiennement.

Du virtuel à la réalité

Le but des réseaux sociaux, ce n’est pas que de créer des liens virtuels. Le 23 octobre, plus d’une soixante de membres de Women in Mind se sont retrouvées pour un cocktail de la rentrée.

Lors d’un 5 à 7 organisé pour les membres de Cirqles, une soixante de personnes s’étaient déplacées pour faire connaissance.

Claudine Bonneau n’est pas surprise que les groupes virtuels se déplacent à l’extérieur de la toile. «Justement, les voisins qui vont interagir ensemble en ligne vont peut-être se dire: « Moi, le samedi matin, je vais faire du jogging. Est-ce que tu veux venir avec moi? »»

L’interaction qui se commence en ligne peut se poursuivre hors ligne. Elle peut revenir en ligne.»

Le maire de l’arrondissement de Verdun, Jean-François Parenteau, connaît bien les réseaux sociaux. «La dynamique de proximité créée est incroyable pour se rapprocher des gens. C’est hyper important pour moi d’être présent sur les réseaux sociaux.»

Il utilise d’ailleurs Facebook afin de diffuser de l’information et écouter les résidents. L’arrondissement de Verdun n’a toujours pas de page Facebook, ni de compte Twitter, contrairement à la majorité des arrondissements à Montréal.

«Ça s’en vient bientôt, promet M. Parenteau. Et, je partagerai votre article sur ma page Facebook.»

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