Les maires de Lachine et LaSalle souhaitent le prolongement du métro
Les maires Barbe et Dauphin ont pris la parole, tout comme leurs confrères Benoit Dorais (Sud-Ouest) et Jean-François Parenteau (Verdun), à l’invitation de la Chambre de commerce, qui voulait les entendre sur deux thèmes: le transport et le développement économique.
Pour la mairesse de LaSalle, le prolongement du métro, «ce n’est pas une idée farfelue, au contraire, c’est un projet structurant, et il faut une vision à long terme à cet effet».
Dans l’attente depuis 1979
À LaSalle, ce n’est pas d’hier que l’on attend la venue du métro de Montréal. Déjà en 1979, le nouveau parti politique qui venait de voir le jour, l’Action civique, en avait fait sa plateforme principale pour sa première campagne, en vue des élections municipales cette année-là, allant jusqu’à proposer le parcours formé de trois stations.
Mais aujourd’hui, 35 ans plus tard, le métro ne fait que s’arrêter aux portes de LaSalle, à la station Angrignon, situé dans l’arrondissement du Sud-Ouest (et la station LaSalle, qui existe, est située à Verdun, à proximité du boulevard du même nom!)
«Depuis 35 ans que la ligne verte s’arrête à notre porte, nous demandons son prolongement, a lancé Mme Barbe à son auditoire. Prolonger la ligne verte, c’est faire le choix d’un mode de transport collectif et d’une technologie que nous maîtrisons. C’est un investissement rentable à long terme, qui apporte de la densification, du développement économique et de la cohésion urbanistique partout où il a été implanté».
«Dès 2008, nous avons demandé à l’AMT d’étudier le prolongement de la ligne verte, de part en part de notre territoire. Seul le métro peut fournir le transport collectif de grande capacité que les 100 000 personnes qui habitent ou qui travaillent à LaSalle attendent depuis longtemps».
«À l’autre bout de LaSalle, le métro poursuivrait sa route selon le tracé planifié par nos collègues de Lachine, dont le maire Dauphin, puis relierait l’aérogare Montréal-Trudeau. C’est le meilleur moyen de relier l’aéroport au centre-ville de Montréal, et un grand trait d’union d’un bout à l’autre du Sud-Ouest», a conclu Manon Barbe.
Notons que les quatre maires, chacun à leur tour, ont aussi parlé devant les invités de la Chambre de commerce du train de banlieue, du futur «pont sur le Saint-Laurent», du Service léger sur rail (SLR) et de la reconstruction de l’échangeur Turcot, tous des éléments qui contribuent au développement économique du grand Sud-Ouest.