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La république de bananes

Je suis attristé par l’épisode du Petit Maire Labonté. Mais comprenons-nous bien, il n’est pas question de verser une seule larme sur le sort de l’individu. C’était écrit dans le ciel que ce politicien d’envergure paroissiale connaîtrait éventuellement un destin aussi minable. Ce genre de courailleux de caméra est généralement capable de s’infliger la plus cruelle des défaites tout seul comme un grand. Bon débarras.

Non, ce qui m’étonne le plus, c’est de constater qu’après toutes ces années à vouloir purifier la machine politique de ses coutumes de financement dignes d’une république de bananes, c’est encore ainsi que les choses semblent se passer. Avec le patronage des gros entrepreneurs et des enveloppes brunes bourrées de billets que l’on glisse sous la nappe au restaurant. Plus subtil que ça, tu te ramasses direct dans Lance et compte…

Après les puants épisodes gracieuseté du parti Union Montréal, voilà que c’est au tour du parti de la Vertu de brasser de la merde. Who’s next?

Ce qui étonne par-dessus tout dans cette histoire-là, c’est que Louise Harel – habituellement fort perspicace – n’ait été au courant de rien. Ou alors, elle savait et attendait son moment pour poser un geste d’autorité. Si c’est le cas, en agissant ainsi, elle aurait laissé aller devant l’électorat un candidat à l’éthique douteuse. On était plusieurs, comme moi, à savoir depuis un bon moment que Benoit Labonté avait été placé sous haute surveillance par des journalistes d’enquête. Alors, expliquez-moi comment Mme Harel aurait pu l’ignorer…

Je vous le dis, ça m’étonne. Beaucoup.

???

Le Gala de l’ADISQ constitue une vitrine essentielle pour les artistes de la chanson d’ici. Lors d’un point de presse la semaine dernière, on a dévoilé l’identité des participants au Gala du 1er novembre prochain. On en a aussi profité pour annoncer que cette année, faute de temps d’antenne (!), on ne remettrait pas de Félix Hommage. Dans les médias du lendemain, il a été beaucoup question du retrait de ce trophée et, conséquemment, on a accordé beaucoup moins d’espace aux artistes qui vont jouer lors du Gala. Une manière comme une autre de tirer une brique dans sa propre vitrine. Brillant, n’est-ce pas?

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