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Encadrement strict du cannabis à Ville Mont-Royal

Encadrement strict du cannabis à Ville Mont-Royal
Photo: Getty Images/iStockphotosmoking pot

La Société québécoise du cannabis (SQC) se verra refuser la possibilité d’ouvrir une succursale à Ville Mont-Royal. C’est l’une des mesures de la première réglementation encadrant la vente et la consommation de marijuana sur le territoire monterois en vue de l’entrée en vigueur de la légalisation de cette drogue, le 17 octobre.

Dans un «esprit de protection de la santé et de la sécurité publique», les élus municipaux ont aussi décidé d’aller plus loin que la loi provinciale et d’interdire le droit de fumer du cannabis dans tous les lieux publics de la ville, soit des immeubles municipaux aux trottoirs en passant par les parcs, les piscines et les sentiers.

Le conseil municipal de VMR reprend ainsi la même interdiction qui s’applique pour la consommation d’alcool. Toutefois, contrairement à l’alcool, la Ville n’entend pas consentir à la possibilité de faire usage du pot à l’occasion d’événements dans les lieux publics.

Dans la loi québécoise sur le cannabis, les endroits prohibés sont les mêmes que ceux visés par le tabagisme, notamment les établissements scolaires, les aires de jeux, les terrains sportifs et les abribus. Québec autorise toutefois sa consommation sur les trottoirs et dans les parcs sans aires de jeux et de sports.

Vente et production

La vente de cannabis sera aussi interdite et VMR ferme ainsi la porte à la SQC à court terme. «On a décidé de s’uniformiser sur ce que nos voisins font et on a dit non. Il a été décrété au départ qu’il avait quatre magasins sur l’île de Montréal. On va s’en tenir à ça et laisser aller les choses», explique le maire Philippe Roy.

Celui-ci mentionne que si la Société des alcools du Québec (SAQ), responsable de la SQC, arrivait avec une demande d’ici quelques années pour ouvrir un local à VMR, il étudierait le dossier à ce moment-là.

En trois ans d’opération, la SAQ souhaite ouvrir au moins une centaine de succursales un peu partout au Québec.

Les élus monterois ont également opté pour limiter la production de la marijuana dans le secteur industriel sur les avenues Andover et Delmeade. Seules les entreprises en micro-culture et micro-transformation seront autorisées.

La Ville a de plus à l’œil ses employés. Elle a élaboré une politique sur la consommation d’alcool et de drogues en milieu de travail qui instaure des règles afin de s’assurer de l’efficacité et de la productivité des cols bleus et cols blancs.