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Climat et relance des PME: résumé du 29 août de la campagne électorale fédérale

Campagne électorale fédérale 2021
Photo: Mert Guller/Unsplash

En ce troisième dimanche de campagne fédérale, le Parti libéral a dévoilé son plan climatique tandis que le Parti conservateur a présenté les mesures visant à la relance des petites et moyennes entreprises (PME). 

Plan climatique libéral 

Pour son premier rassemblement depuis l’annulation de celui de vendredi à Bolton, en Ontario, dû à des manifestants opposés à la vaccination obligatoire, le parti libéral a présenté son plan climatique à Cambridge, en Ontario. Plusieurs médias rapportent la présence de manifestants qui scandaient des obscénités et des menaces hostiles au premier ministre sortant.

Justin Trudeau y décrit son plan comme favorisant «la relance écologique qui va créer des emplois et faire croître la classe moyenne, tout en assurant un avenir plus propre».

Dans l’optique d’accélérer l’action climatique, Justin Trudeau, veut faire du Canada un chef de file de l’industrie des batteries. «Nous allons créer des emplois et cela va alimenter l’économie propre, en aidant les industries à adopter des technologies propres», explique Justin Trudeau par voie de communiqué. 

Une remise de 5 000 $ sera accordée aux Canadiens qui s’orienteront vers des véhicules à zéro émission. En lien avec cette remise, le gouvernement maillera le territoire de 50 000 bornes de recharges rapides. Le Canada a annoncé, en juin dernier, son intention d’interdire la vente de véhicules à essence dès 2035, tout comme le Québec. 

Pour mettre à niveau les maisons canadiennes, des subventions pouvant aller jusqu’à 5 000 $, et des prêts sans intérêt jusqu’à concurrence de 40 000 $ pour des rénovations seront octroyées à la population. Cela devrait permettre de réduire leurs coûts énergétiques ou de faire la transition vers des systèmes de chauffages plus propres. 

Le Parti conservateur en aide aux PME 

En terre québécoise, à Saint-Hyacinthe, le chef conservateur, Erin O’Toole, tend la main aux PME. Celui-ci veut établir un prêt pour la relance des PME qui se traduit par des prêts sans intérêts d’un montant maximum de 200 000 $. Les critères et conditions d’admissibilité seront similaires à ceux du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) et dont l’aide de 60 000 $ actuelle est jugée insuffisante par le Parti conservateur. 

De plus, Les entreprises seraient dispensées de rembourser jusqu’à 25 % du prêt selon leurs pertes de revenu. 

Fiscalement, les Canadiens pourront aussi se prévaloir d’un crédit d’impôt 25 pour cent sur un montant maximum de 100 000 $, qu’ils investiront personnellement dans une petite entreprise, au cours des deux prochaines années. 

D’autres mesures s’ajoutent comme la volonté de réformer la Banque de développement du Canada (BDC) afin de rendre plus accessibles ses programmes.

Singh veut plus de monde aux urnes

Du côté du Nouveau parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, a lancé un site internet visant à aider les électeurs à obtenir de l’information sur les élections fédérales. La plateforme «votons différent» donne de l’information sur comment voter par correspondance, comment s’inscrire ou trouver son candidat du NPD, par exemples.  

Plus tôt cette semaine, M. Singh demandait à Élections Canada de revoir sa décision de ne pas ouvrir de bureaux de vote dans les campus. Le Parti vert du Canada s’inquiétait aussi de l’annulation récente des programmes de vote sur les campus, qui pourrait nuire à la participation étudiante.

La cheffe du Parti vert, Annamie Paul, déclare que la défense de la langue française doit se faire en respectant la constitution canadienne.

«Une des principales fonctions du Parlement est de protéger la Constitution et de défendre la Charte des droits et libertés. Ce rôle nécessite un examen juridique complet de ces projets de loi [projet de loi 96] et un débat approfondi dans les deux chambres du Parlement avant leur prise d’effet.»

Annamie Paul, cheffe du Parti vert

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, s’indigne de la non-médiatisation dont son parti ferait l’objet. Il compte chambouler «l’establishment médiatique» en privatisant Radio-Canada ou en annulant les subventions fédérales envers les médias par exemple.

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