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C2 Montréal et l’avenir créatif de la métropole du Québec

Le centre-ville de Montréal.
Le centre-ville de Montréal Photo: Josie Desmarais/Métro

L’avenir de Montréal doit se bâtir en prenant soin des talents créatifs et en veillant au développement des compétences créatives, selon deux des invités montréalais de la 10e édition de C2 Montréal, qui débute dès aujourd’hui en ligne et en présentiel.

Jusqu’au 21 octobre, des personnalités canadiennes et internationales prendront la parole sur une multitude de sujets d’avenir et d’actualité dans le cadre de C2 Montréal. Cette année, l’évènement se déroule sous le thème «(Re)» pour «(Re)connecter, (Ré)unir, (Re)penser, (Ré)imaginer et (Re)nouveler».

C’est que – comme plusieurs autres entreprises et individus durant la pandémie – C2 Montréal a été contraint de réexaminer et de repenser sa place dans le monde avant de s’engager sur la voie de la réinvention.

Dans ce contexte historique de renouveau, Montréal ne fait pas exception. Comment doit-on façonner l’avenir de la métropole et quelles devraient être les priorités pour le futur? Métro a posé la question au chef de la création et cofondateur de l’agence de création multidisciplinaire basée à Montréal Sid Lee, Philippe Meunier, ainsi qu’à l’animatrice Anne-Marie Withenshaw, deux modérateurs invités à C2 Montréal. 

Les talents créatifs, une priorité

Questionnés sur leur vision d’avenir pour la métropole, Philippe Meunier et Anne-Marie Withenshaw voient Montréal comme un pôle unique de créativité dans plusieurs disciplines. «Je vois l’avenir de Montréal comme étant un point lumineux de la créativité en Amérique du Nord. Montréal a le droit de briller autant que des capitales comme Barcelone et Paris», affirme M. Meunier.

Anne-Marie Withenshaw, qui a grandi à Montréal, pense que sa ville doit prendre soin de ses talents créatifs, ses cerveaux scientifiques et de ses entrepreneurs brillants. De manière à ce qu’ils choisissent d’évoluer ici plutôt que de s’exiler dans une métropole plus riche en opportunités. 

D’ailleurs, l’agence Sid Lee est un exemple d’entreprise œuvrant à l’échelle mondiale dont le quartier général est à Montréal depuis bientôt 30 ans. «On a toujours été fiers d’être Montréalais et redevants envers Montréal, explique Philippe Meunier. Aujourd’hui, je ne peux pas m’imaginer changer de quartier général. Montréal, c’est notre ADN.»

M. Meunier pense que la métropole doit veiller au développement de ses compétences créatives. «Montréal est une ville étudiante où on apprend à être ingénieur, avocat, médecin ou designer, mais la compétence du futur qui va nous permettre un meilleur avenir est vraiment la créativité», explique-t-il.

Le cofondateur de Sid Lee estime d’ailleurs que tout le Québec de demain a un profit à tirer de la créativité montréalaise. 

Tolérance et inclusion

Par ailleurs, Anne-Marie Withenshaw pense que l’inclusion et la tolérance, entre autres, doivent être au cœur de la vision d’avenir pour Montréal. 

«J’ai grandi et je vis toujours au sein d’un quartier multiculturel. Cette diversité est une énorme richesse et on doit à tout prix non seulement la conserver, mais la faire foisonner davantage», souligne-t-elle.

Lors de C2 Montréal, l’animatrice modérera une conversation avec Mindy Kaling, autrice à succès, productrice, actrice et réalisatrice, qui se tiendra le 19 octobre à 14h. 

«Mindy Kaling fût la première femme, et la première femme de couleur, a écrire, puis jouer dans la désormais célèbre série The Office. On va donc parler de diversité culturelle et de représentation à la télévision, de son parcours en tant qu’autrice, de l’humour en 2021, des réseaux sociaux, de production culturelle et de parentalité», laisse-t-elle savoir.

De son côté, Philippe Meunier estime que le métissage des cultures, très présent à Montréal, nourrit aussi la créativité.

Vers un modèle d’économie circulaire

Philippe Meunier sera modérateur de la session «création d’un modèle pour une industrie circulaire de la mode» qui se déroulera le 20 octobre à 9h. On y abordera la nécessité de créer une économie circulaire et régénérative dans l’industrie de la mode. 

L’agence Sid Lee travaille d’ailleurs à créer une pratique de design circulaire qui vise à établir les repères et les processus pour concevoir de manière plus responsable pour la planète. 

«Il y a le respect de l’environnement, il y a le respect aussi de l’humanité. Je pense que maintenant on entre dans un univers où il n’y a plus seulement la profitabilité financière d’une entreprise. Il y a l’impact humain, responsable et environnemental. Les entreprises de demain vont devoir travailler dans ces trois dimensions», ajoute Philippe Meunier. 

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