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Réflexion, les pieds dans l’eau

Photo: Yves Provencher

Dans le cadre de son 20e anniversaire, le Biodôme invite le public à poser un nouveau regard sur la nature avec l’œuvre TrOmbe, présentée à partir de samedi.

Ce n’est pas en levant les yeux que les visiteurs apprécieront la vue des sapins qui descendent du plafond. L’œuvre de l’artiste canadien Richard Purdy s’observe dans le reflet du bassin d’eau dans lequel les gens peuvent marcher pieds nus.

En regardant le reflet des 175 sapins sur l’eau, les visiteurs aperçoivent le paysage comme s’il se trouvait en dessous d’eux, comme un oiseau qui, en plein vol, voit le sol défiler sous ses yeux.

«On voulait faire vivre l’expérience de ce que vit un oiseau», précise Richard Purdy qui se définit comme une amateur d’art sensoriel.

À cette ambiance s’ajoute de la pluie, des bruits de tonnerre, des éclairs et des arcs-en-ciel, lorsque les rayons du soleil traversent les nombreuses fenêtres du Biodôme.

L’œuvre a été conçue sur mesure pour le Biodôme, mais M. Purdy se plaît à dire que c’est plutôt le lieu qui était fait pour recevoir cette installation.

«C’est une réflexion sur la nature dans les deux sens du terme», ajoute Rachel Léger, directrice du Biodôme. Il s’agit de faire réfléchir sur notre environnement à travers des reflets d’images.

M. Purdy travaille avec l’effet miroir de l’eau depuis 20 ans. «Mais c’est la première fois que je fais quelque chose d’aussi organique», affirme l’artiste originaire d’Ottawa, qui habite le Québec depuis plus de 30 ans.

Des animations scientifiques complètent l’œuvre artistique et participent à la réflexion sur la perspective. Toujours sous le thème «voir autrement», un atelier fait voir, à l’aide de lunettes spéciales, l’écosystème du golfe du Saint-Laurent à travers les yeux d’une mante religieuse ou d’un caméléon, notamment.

Dans l’érablière des Laurentides, le visiteur apprend a reconnaître les habitants de cet écosystème en se fiant à son pif plutôt qu’à ses yeux, tel un animal. Comment reconnaître les animaux à l’odeur? En humant des fioles contenant de l’urine filtrée d’animal. Nez sensibles s’abstenir.

L’atelier permet également d’apprendre à distinguer quel type de crotte appartient à quel animal. Rassurez-vous, il ne s’agit pas de distinguer les herbivores des carnivores à l’odeur de leurs excréments, mais plutôt d’un jeu basé sur l’aspect visuel d’excréments synthétiques. Le tout est éducatif et pas vraiment dégoûtant, on est au Biodôme après tout, pas dans Fear Factor!

L’événement se tient jusqu’au 4 novembre.

 

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