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Sous les bancs de neige, la plage

Waaahouu, il y en a qui ne perdent pas de temps! La future plage
urbaine qui égayera le quai de l’Horloge, à l’extrémité Est du
Vieux-Port de Montréal, est quasiment prête. Même si elle n’ouvrira
qu’en
juin.

«Les travaux sont terminés à 90% », se félicite Claude Cormier, l’architecte paysagiste. C’est à son bureau de design urbain que l’on doit notamment les fameuses boules roses qui ont «flabergasté» le ciel du Village, l’été dernier.

Les travaux réalisés à Montréal comprennent notamment l’installation d’une quarantaine de parasols métalliques encrés dans le béton pour résister au vent (ils resteront là toute l’année), l’ajout de sable, de brumisateurs, la promenade en bois de 300 m, le long de la marina, la plantation de vignes grimpantes le long du quai inférieur, l’ajout de chaises longues, le rond-point au look design, la buvette installée dans un container, les nouvelles marches qui mèneront au pied de la Tour de l’horloge et l’éclairage…

Il a fallu 57 voyages pour transporter les 1214 m3 de sable qui vient de l’Ohio. «La plage pourra accueillir environ 600 personnes», indique M. Cormier qui a déjà réalisé une plage similaire à Toronto; la Sugar Beach. Les travaux autours de la future plage auront coûté autour de 3M$.

Trois millions?! Oui mais regarder les feux d’artifices, assis dans le sable, un ti-punch à la main, ça n’a pas de prix diront certains. En fait si, il y a un prix, et c’est le principal bémol à ce projet au demeurant fort sympathique. Il y aura un prix d’entrée dont le montant reste encore à être déterminé, indique Nadia Paquet, la porte parole de la Société du Vieux-Port de Montréal, qui est maître d’œuvre du projet.

Elle explique que les fonds avancés par le fédéral concernent notamment les infrastructures (éclairage, marches…) et qu’ils étaient déjà dans le budget de financement. Mais pour ajouter la plage, la Société a puisé à même ses fonds. D’où les frais d’entrée qui permettront de rentabiliser une partie des coûts d’investissement et de fonctionnement, comme c’est déjà le cas pour la patinoire.

Et c’est là que le discours gauche-droite embarque… (son d’aréna). Dans le coin gauche, avec un bermuda orange, l’habitué des festivals gratuits. Il pense qu’il a déjà payé la plage avec ses impôts fédéraux et la TPS, alors pourquoi devrait-il payer une deuxième fois pour entrer?

Dans le coin droit, avec un slip rouge, le membre de la Chambre de commerce de Montréal. Il pense qu’une plage semi privée, c’est une bien bonne chose pour ce secteur un peu délaissé, même si la couleur bleue des parasols ne va pas très bien «fiter» avec son slip rouge.

De notre côté, on va attendre d’aller y boire un ti-punch (en espérant qu’il ne soit pas vendu à 10$ le verre), avant de se prononcer. Quoi qu’il en soit, la plage sera un beau complément au spa Bota Bota, situé  à l’autre extrémité du Vieux-Port. Comment?!! Vous n’êtes pas encore allé au Bota Bota?!!? Courez-y! Pour 45$ par personne (forfait 3h et moins), ça remplace bien un mini séjour dans le Sud!

Pour plus de photos: le site de Claude Cormier et la page Facebook de la plage urbaine du Vieux-Port.

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