Le maire du Plateau pourrait se faire virer
Le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, pourrait-il perdre son poste d’élu pour cause d’absence prolongée au conseil municipal? C’est la menace que lance Marvin Rotrand, le leader de la majorité à l’Hôtel de Ville.
Si M. Ferrandez est actif dans son arrondissement, il brille par son absence au conseil municipal, où les élus montréalais siègent deux jours par mois. «C’est un manque de respect aberrant à l’endroit des institutions démocratiques montréalaises et des citoyens qui paient M. Ferrandez pour être absent du conseil», clame M. Rotrand, qui assure n’avoir jamais vu ça en 30 d’expérience au conseil municipal.
Si M. Ferrandez est absent le 30 août à la séance exceptionnelle du conseil, M. Rotrand menace de demander que son poste soit déclaré vacant lors de la séance suivante du 24 septembre. Une élection partielle pourrait alors être lancée. En vertu de la Loi sur les cités et villes, le conseil peut déclarer vacant le siège d’un élu absent pendant trois séances consécutives (120 jours).
Il y a un an, le maire du Plateau s’était déjà fait épingler par le Journal de Montréal comme étant l’élu ayant le plus fort taux d’absentéisme. Projet Montréal a indiqué à La Presse que M. Ferrandez a promis d’être du prochain conseil. Il indique avoir été présent lors de la séance du 18 juin, même si le procès verbal indique le contraire. En entrevue au 98.5, le chef de Projet Montréal a fustigé les élus de la majorité qui jouent à des jeux sur leur ordinateur ou pianotent sur leurs téléphones sans écouter les débats.
De son côté, le parti Vision Montréal voit dans cet absentéisme «une conception de la ville préjudiciable», où l’intérêt local l’emporte sur l’intérêt global. Le parti de Louise Harel note ainsi que Projet Montréal, le parti du maire du Plateau, a aussi voté par le passé contre plusieurs mesures centralisatrices qui auraient pourtant permis de faire des économies d’échelles.