Montréal
09:31 6 septembre 2018 | mise à jour le: 6 septembre 2018 à 09:31 Temps de lecture: 3 minutes

Gouin: Premier test pour Nadeau-Dubois

Gouin: Premier test pour Nadeau-Dubois
Photo: Josie Desmarais/Métro

À l’approche des élections générales du 1er octobre prochain, les candidats s’activent dans leur circonscription. Tout au long de la campagne, Métro vous propose un aperçu des enjeux de chacune des circonscriptions de l’île. Aujourd’hui: Gouin.

Le député sortant de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire (QS), aura eu peu de temps pour s’installer dans sa circonscription. Un an et des poussières après les élections partielles, le co-porte-parole de la formation tentera de conserver le comté malgré l’arrivée de nouveaux adversaires.

«J’aimerais bien être réélu, lance M. Nadeau-Dubois. J’ai hâte de me remettre au travail, parce que j’ai l’impression d’avoir mis la table. Là, j’aimerais bien avoir un mandat complet pour continuer le travail sur le terrain. En un an, il y a des choses qu’on n’a pas le temps de faire.»

Depuis la création du parti, en 2006, QS a remporté trois élections de suite dans seulement deux circonscriptions, Mercier et Gouin. «Il n’y a pas de château fort à Québec solidaire», insiste toutefois M. Nadeau-Dubois.

Opposition souverainiste
Le comté s’est traditionnellement orienté vers des partis indépendantistes depuis sa création, en 1965. Les électeurs ont voté pour le Parti québécois (PQ) pendant 36 ans avant que l’ex-porte-parole de QS Françoise David y soit portée au pouvoir en 2012.

Lors des partielles tenues en 2017, le PQ n’a pas présenté de candidat dans Gouin. C’est plutôt Option nationale (ON) qui a représenté l’opposition indépendantiste, terminant au troisième rang dans le scrutin.

ON a depuis joint les rangs de QS, mais le candidat du PQ dans Gouin, Olivier Gignac, pense que son parti est toujours plus apte à promouvoir l’indépendance auprès des citoyens de la circonscription.

«Rien n’est joué, soutient M. Gignac. On a un programme à partager qui cadre vraiment avec les priorités des gens qui habitent ici.»

Quatrième lors des élections de 2017, la Coalition avenir Québec (CAQ) compte tout de même offrir une «alternative» au vote indépendantiste dans Gouin, comme le fait la formation au provincial, rapporte la candidate du parti, Arianne Lebel.

Le parti ne compte pas de député sortant sur l’île.

Un quartier jeune
Les quatre partis majeurs présents dans la circonscription ont visiblement tenu à rejoindre les électeurs de Gouin, une des circonscriptions les plus jeunes de la province, avec une moyenne d’âge d’environ 38 ans. Les candidats du Parti libéral (PLQ), de la CAQ et du PQ sont tous de jeunes recrues en politique. M. Nadeau-Dubois, lui, a 28 ans.

«J’affectionne tout particulièrement cette circonscription, dit la candidate du PLQ, Sandra Lubrina, 27 ans. Je suis proche des gens de Gouin. C’est une circonscription qui me ressemble.»

Les convictions des candidats concernent d’ailleurs souvent les familles, qui sont en grand nombre dans Gouin. La priorité ? Désengorger les écoles et faciliter l’accès aux centres de la petite enfance (CPE).

L’offre de logements salubres et abordables, la vitalité des commerces de proximité, l’amélioration du transport en commun et la gestion du nouveau garage Bellechasse sont certains des autres enjeux évoqués par les différents candidats.

Partielle 2017

  • Gabriel Nadeau-Dubois (QS) 69,3 %
  • Jonathan Marleau (PLQ) 8,9 %
  • Vanessa Dion (ON) 7,8 %
  • Benjamin Bélair (CAQ) 6,7 %Partielle 2017
  • Gabriel Nadeau-Dubois (QS) 69,3 %

Candidats 2018

  • Alessandra Lubrina (PLQ)
  • Olivier Gignac (PQ)
  • Arianne Lebel (CAQ)
  • Gabriel Nadeau-Dubois (QS)
  • Samuel Racine (Parti conservateur)
  • Alice Sécheresse (Parti vert)

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