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Le Festival de jazz vise les 60 % de récupération

En 2008, le Fes­tival de jazz de Montréal a versé 47 000 $ pour compenser ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Derrière ce chiffre se cache une foule d’actions pour limiter le gaspillage, mais aussi pour mesurer l’empreinte écologique du Festival. Sortez vos calculatrices et suivez le guide.

Inviter des artistes venant des quatre coins de la planète, c’est bien, mais l’avion, ça pollue. Ainsi, faire venir Chucho Valdes de Cuba, même en classe économique, représente 1,16 tonne de GES et  45,24 $ en compensation, se­lon la calculatrice de Planetair.

C’est cet organisme mont­réalais qui a aidé le Festival de jazz à calculer son em­preinte écologique. En 2008, les artistes ont cumulé 77 % des 1 267 tonnes de GES émises par le Festival. On a aussi pris en compte le nombre de nuitées d’hôtel offertes à certains d’entre eux.

50 % de récupération
L’autre source de pollution inévitable, ce sont les ma­tières résiduelles occasionnées par les kiosques de restauration. En deux jours, le consortium Echo-Logique a déjà trié près de deux conteneurs de matières.

En y ajoutant le carton, l’an dernier, ce sont 25 846 kg de matières recyclables et 12 140 kg de bois qui ont été récupérés. «C’est 50 % des déchets produits», affirme Alexis Lavoie-Bouchard, su­per­viseur des 60 jeunes chargés de la propreté du site.

Ce taux pourrait augmenter si la SAQ se décide à utiliser des gobelets recyclables à son bistro et si le système de compostage à la cafétéria est étendu à l’ensemble du site.

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