Luc Leclerc en appelle à la clémence des Montréalais
Le témoignage de Luc Leclerc s’est terminé lundi avec les excuses de l’ingénieur à la retraite, qui reconnaît avoir touché 500 000$ en pots-de-vin d’entrepreneurs, en 20 ans de carrière.
L’avocat de l’Association de la construction du Québec, Me Daniel Rochefort a été le premier à contre-interroger le fonctionnaire devant la commission Charbonneau lundi matin. Il a fait remarquer au témoin que son ton traduisait peu de regret, contrairement à son collègue, Gilles Surprenant, qui semblait plutôt mal à l’aise. «Malheureusement […], ce qui est fait est fait et je ne peux plus le défaire. Je pourrais m’excuser, mais la population ne pardonne pas», a-t-il lâché.
D’ailleurs, son ancien collègue M. Suprenant semblait plutôt à l’aise, a-t-il affirmé, quant au fait de percevoir des pots-de-vin. Il a aussi été tenu à corriger certains propos de son ami. Selon M. Surprenant, Luc Leclerc lui aurait confirmé que le comité exécutif percevait un pourcentage de 3% sur la valeur des contrats. Mais M. Leclerc a précisé qu’il avait seulement entendu parler d’un 3% versé «au politique».
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L’avocat de la Ville de Montréal, Me Martin St-Jean a poursuivi le contre-interrogatoire en cherchant à savoir si, au cours de sa carrière, M. Leclerc avait reçu des menaces de la part des entrepreneurs. «Je n’ai même pas cette excuse-là», a reconnu d’emblée le témoin.
Ce n’est qu’à la toute fin de son témoignage qu’il a demandé la parole afin d’offrir ses regrets à la population. «J’en appelle à la clémence de la population en général, aux payeurs de taxes de Montréal, aux membres du syndicat des ingénieurs, aux membres de l’Ordre ainsi qu’aux employés actuels», a-t-il déclaré avant de quitter.