Montréal

Montréal demandera à Ottawa de financer l’exploitation du transport en commun

Montréal demandera à Ottawa de financer l’exploitation du transport en commun
Photo: Archives/Métro MediaLe SRB Sauvé/Côte-Vertu roulera sur le même tronçon que le bus 121 actuel et desservira les mêmes stations, mais plus rapidement, sept jours sur sept et 24 heures sur 24.

La Ville de Montréal demandera au gouvernement fédéral de financer l’exploitation du transport en commun, dont la facture est en hausse dans la région métropolitaine. Une motion en ce sens a été adoptée à l’unanimité mardi.

«Au-delà du discours, il y a des besoins. On le voit dans nos quartiers et un peu partout dans la ville. Pour ce faire, ça prend des investissements massifs dans les transports collectifs», a déclaré mardi le responsable de la mobilité au sein du comité exécutif, Éric Alan Caldwell, quelques minutes avant l’adoption de cette motion. Celle-ci a été déposée par le conseiller indépendant du district de Snowdon, Marvin Rotrand.

Actuellement, les municipalités du Grand Montréal et les différentes sociétés de transport de la région «ne possèdent pas suffisamment de ressources financières pour opérer et développer leurs réseaux de transport public», souligne la motion.

«La croissance de la population et le besoin de promotion de villes plus denses et compactes ordonne la mise en oeuvre de systèmes de transport public plus nombreux et efficaces», ajoute le document.

Coûts d’exploitation

Le gouvernement fédéral finance l’acquisition et la construction d’infrastructures de transport. Cela est notamment le cas pour le prolongement de la ligne bleue du métro jusqu’à Anjou, dont l’inauguration est prévue en 2026.

La Ville entend maintenant interpeller le gouvernement fédéral afin que ce dernier élargisse son financement à l’exploitation du transport en commun.

La motion propose par ailleurs à la Ville de demander aux autres villes d’effectuer une requête similaire auprès d’Ottawa.

«C’est important que non seulement nous appuyions cette motion, mais aussi les autres villes canadiennes», a martelé M. Rotrand.

La motion de M. Rotrand fait écho aux demandes de l’Association canadienne du transport urbain, qui réclame elle aussi qu’Ottawa finance l’exploitation du transport en commun afin de lutter contre la congestion routière.

La semaine dernière, plusieurs sociétés de transport du Grand Montréal consultés par Métro ont par ailleurs souligné l’importance qu’Ottawa les aide davantage à couvrir les dépenses liées à l’achat et à l’exploitation de bus électriques.