Montréal
05:30 23 janvier 2020 | mise à jour le: 22 janvier 2020 à 23:06 temps de lecture: 2 minutes

Les pilotes du Saint-Laurent

Piloter un navire sur le fleuve n’est pas une tâche à la portée de tous. Depuis plus de 150 ans, les pilotes du Saint-Laurent prennent en charge les paquebots, pétroliers et autres porte-conteneurs qui s’élancent sur le fleuve entre les Escoumins et Montréal, assurant la sécurité de la navigation sur une des voies maritimes les plus ardues au monde.

«Depuis de le début de la colonie, il y a du pilotage sur le fleuve, explique Alain Arsenault, président de la Corporation des pilotes du St-Laurent central. Le fleuve à l’air très large, mais en réalité entre Québec et Montréal, le chenal de navigation a, en moyenne, 245 mètres de largeur par 11,3 mètres de profond.» Ajouté aux puissantes marées, aux courants, aux nombreux écueils et aux conditions hivernales parfois très difficiles, cela rend la navigation sur le fleuve très hasardeuse.

Les pilotes sont recrutés parmi des capitaines expérimentés et suivent une formation de plus de deux ans afin de devenir experts dans l’un des trois segments du fleuve, soit entre les Escoumins et Québec, Québec et Trois-Rivières ou Trois-Rivières et Montréal.

C’est une tâche d’une importance capitale lorsqu’on considère l’impact économique et humain du fleuve Saint-Laurent sur le Québec et sur Montréal, insiste Mathieu St-Pierre, président-directeur général de la Société de développement économique du Saint-Laurent.

«Le fleuve, c’est la porte d’entrée vers le coeur de l’Amérique. Il contribue pour 2,3 G$ par année au PIB. Et c’est 110 millions de tonnes de marchandises qui passent par leur fleuve annuellement.»

C’est pour s’assurer une indépendance par rapport aux pressions économiques que les pilotes, dont l’utilisation est obligatoire, se sont organisés en corporation dès 1860. Alors qu’un capitaine pourrait avoir tendance à tourner les coins ronds pour arriver un peu plus tôt ou plus économiquement à destination, le pilote n’a que la conduite sécuritaire du bateau en tête.

Métro est allé à la rencontre de ces maîtres du fleuve.

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