Montréal
15:17 5 juin 2021 | mise à jour le: 7 juin 2021 à 11:25 Temps de lecture: 4 minutes

Nouvelle marche contre les mesures sanitaires à Montréal

Nouvelle marche contre les mesures sanitaires à Montréal
Photo: François Lemieux/Journal MétroUne marche contre les mesures sanitaires a attiré une foule importante sur le boulevard Saint-Laurent, le 5 juin.

Un mois après qu’une marche contre les mesures sanitaires eut réuni des dizaines de milliers de personnes, à Montréal, une foule importante participe samedi à une nouvelle marche contre l’urgence sanitaire, sur le boulevard Saint-Laurent cette fois. Intitulée la «Marche des gens qui pensent que ça va trop loin», la manifestation a débuté devant les bureaux de Santé Canada, sur le boulevard René-Lévesque près de l’angle de la rue Saint-Urbain.

Les marcheurs ont ensuite rejoint le boulevard Saint-Laurent sur lequel ils ont déambulé jusqu’au parc Jarry, dans le quartier Parc-Extension.

Avant le début de la marche, qui s’est mise en branle à 13h30, plus de 2600 personnes avaient signifié sur Facebook leur intention de participer à la marche alors que plus de 4200 autres avaient indiqué être intéressés à y participer.

Les manifestants exigent notamment l’arrêt de l’état d’urgence sanitaire, l’abandon du port du masque obligatoire ainsi que l’ouverture de tous les restaurants. Ils réclament également notamment l’abandon de tout plan pour établir une mesure de «passeport vaccinal», comme le code QR distribué en ce moment comme preuve de vaccination.

«Quand on regarde les chiffres, aujourd’hui, il y a 64 personnes sur 8,5 millions qui sont aux soins intensifs. Ça va prendre quoi pour lever l’état d’urgence sanitaire ?», demande l’organisatrice de la marche, Mel Goyer.

Vaccination des 12 ans et plus

Mme Goyer s’insurge par ailleurs contre la volonté du gouvernement de faire vacciner les jeunes de 12 ans et plus.

«Il y a plusieurs experts qui lancent l’alerte et qui disent attention, de vacciner les jeunes, c’est dangereux. Il y a plein d’experts qui s’éloignent du narratif principal et malheureusement, on les censure depuis un an», avance-t-elle. Le fait de vouloir vacciner 75% des 12 ans et plus, c’est de ne pas prendre en considération les risques qui sont plus importants que les bénéfices pour les jeunes de recevoir le vaccin. On parle de crises cardiaques chez les jeunes.»

Le 20 mai dernier, le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé présentait les détails de son plan pour faire vacciner les 535 000 adolescents âgés de 12 à 17 ans du Québec. L’effort de vaccination avait commencé le 25 mai pour cette tranche d’âge.

«On a eu le feu vert du Comité d’immunisation du Québec (CIQ) pour une vaccination avec Pfizer, cela se base sur des données probantes et les résultats avec deux doses sont meilleurs que chez les adultes. L’efficacité vaccinale est très élevée, soit près de 100 %», avait alors expliqué Christian Dubé.

De son côté, Santé Canada a autorisé, au début du mois de mai, l’utilisation du vaccin contre la COVID–19 de Pfizer–BioNTech chez les jeunes âgés de 12 à 15 ans. Ce vaccin avait initialement été autorisé pour les personnes âgées de 16 ans et plus, en décembre 2020.

Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada avaient promis de surveiller de près l’innocuité du vaccin de Pfizer–BioNTech et de prendre les mesures qui s’imposent si des problèmes de sécurité étaient constatés dans l’avenir.

«Dans le calme»

Rappelons que le 1er mai, des dizaines de milliers de manifestants avaient marché dans les rues de Montréal après s’être réunies près du Stade olympique, le plus grand centre de dépistage et vaccination contre la COVID-19, à Montréal.

Lors de cette marche, le SPVM avait alors remis 28 constats d’infraction, lancé neuf enquêtes pour actes criminels et arrêté quatre individus.

Peu après 17h30, samedi, le SPVM n’avait pas encore effectué de bilan officiel quant à la marche sur le boulevard Saint-Laurent. Mais le relationniste Emmanuel Anglade a précisé à Métro que la marche s’est déroulée «dans le calme» et qu’aucun événement qui aurait pu mener, par exemple, à une arrestation, n’était à signaler.

«La mission qu’on avait aujourd’hui était de s’assurer du bon ordre et de la sécurité des personnes et des biens qui étaient sur le trajet. On ne fait pas appliquer les mesures de distanciation sociale. Par contre, on voulait s’assurer que les gens qui prenaient part à la marche le faisaient en sécurité», souligne-t-il.

Peu après 17h30, la foule qui était arrivée au parc Jarry commençait de se disperser selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

 

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