Montréal

Chef de file du compostage

L’université Concordia se lance dans le compostage à grande échel­le. Sur son campus de Loyola, dans l’ouest de l’île de Montréal, l’université a installé un énorme composteur cylindrique rotatif qui pourra recevoir jusqu’à 100 tonnes de déchets organiques par année, d’ici cinq ans.

«Pour cette année, on s’est fixé comme objectif de traiter 20 tonnes de déchets», indique Louise Hénault-Éthier, coordonnatrice de l’environnement à l’université Con-cordia. Actuellement, la récupération se fait essentiellement dans les cuisines des deux campus et à la garderie. Graduellement, les 40 000 étudiants seront mis à contribution pour trier leurs restes de table dans les cafétérias et les résidences.

Le composteur vaut plus de 30 000 $. «Le cylindre électrique tourne toutes les deux heures, ce qui fournit une bonne aération et permet d’obtenir du compost en deux semaines», indique Alexis Fortin, qui pilote le projet.

Même une carcasse de vache serait digérée

Depuis quelques années, le campus du centre-ville  poursuit un programme de vermicompostage (compostage avec des vers de terre) sur le toit d’un des bâtiments du centre-ville. Mais comme il ne génère pas suffisamment de chaleur, il faut s’en tenir aux fruits et légumes.

La machine, mise au point par l’entreprise Agri-ventes Brome, permet désormais à l’université de composter aussi des restes de viande et de produits laitiers. «Techni-quement, on pourrait y mettre une carcasse complète de vache», indique le directeur des ventes, Paul Larouche, qui compte parmi sa clientèle de nombreuses fermes.

Même si le coût de l’appareil est élevé, l’université prévoit de l’amortir d’ici cinq ans. «Chaque tonne de déchets enfouie au site de Lachenaie nous coûte 180 $», note Marc Champagne, chef de service de l’entretien à l’université. Le compost produit grâce aux déchets permettra aussi à l’université d’économiser chaque année les 4 000 $ qu’elle dépense en engrais biologiques.

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