Montréal

Un melting-pot musical

Pendant toutes les fins de semaine estivales, le parc Jean-Drapeau vibrera au rythme de la musique de partout sur la planète. Des artistes de toutes les origines se réuniront à l’occasion des Week-ends du monde.

«La meilleure façon de réunir des communautés, c’est par la musique», soutient le porte-parole de l’événement, Marco Calliari.

La musique italienne, le merengue, les rythmes créoles et quelques airs du folklore québécois se succéderont ou se mélangeront les uns avec les autres.

«Je tripe à mélanger des styles ensemble, lance le chanteur. C’est génial de mélanger le mariachi et la musique vénézuélienne ou la tarentelle avec un reel. Je trouve que c’est ce qui fait la richesse de la musique.»

L’accordéoniste originaire de la Moldavie Sergiu Popa ap­­précie aussi cette possibilité d’amalgamer plusieurs styles musicaux. L’an passé, il s’est associé à Yves Lam­bert, anciennement de La Bottine souriante. «C’est une personne intéressante, alors ça marche tout le temps avec lui», dit-il à propos du musicien-chanteur. La réunion des deux artistes a été un tel succès qu’ils comptent bien récidiver cette année.

Même si elle ne comprend pas toujours ce qu’elle chante, Soraya Benitez a l’audace de prêter sa voix à des mélodies créoles. La chanteuse d’origine vénézuélienne a vécu l’an passé un échange intense lors des Week-ends avec Sara Renelik, une compositrice née en Haïti. «Visiter la culture de l’autre, c’est visiter sa maison, c’est rentrer dans son intimité», explique Mme Benitez.

«Montréal s’exprime»

Mis sur pied il y a trois ans, les Week-ends du monde ont pour but de prendre le pouls des cultures montréalaises. «Quand il y a des événements comme celui-ci, c’est Montréal qui s’exprime, avance Soraya Benitez. La richesse culturelle de Montréal, il n’y a rien de comparable ailleurs.» Sergiu Popa est du même avis, soutenant que la métropole est «l’un des plus grands centres culturels du monde».

Voir toutes ces cultures s’exprimer, c’est un ravissement pour Marco Calliari. «Pendant l’Euro 2008, je trouve ça beau de voir toutes les communautés se réveiller pour des matchs, relate-t-il. Quand le Portugal joue, on entend le quartier portugais s’énerver. L’Italie, on n’en parle pas, c’est insupportable. Quand toutes les cultures se manifestent pour festoyer, c’est là que je suis le plus fier de ma ville.»
Les Week-ends du monde au parc Jean-Drapeau du 28 juin au 20 juillet

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