La jeunesse comme passion
Les jeunes, c’est la passion de Dave Dumouchel.
Intervenant en milieu scolaire pour l’organisme Dans la rue, il les encourage à demeurer sur les bancs d’école. «Je rencontre les jeunes qui veulent s’inscrire à l’école Dans la rue et je soutiens les jeunes déjà inscrits en travaillant leur motivation, explique le Montréalais. S’ils ont besoin d’hébergement ou s’ils ont des problèmes de toxicomanie, je suis la personne référence pour eux.»
Quelques dizaines de jeunes fréquentent l’école Dans la rue pour obtenir un diplôme d’études secondaires. Ce sont des décrocheurs, des jeunes qui ont des difficultés d’apprentissage et des problèmes de santé mentale. Parfois, ils suivent les cours de façon sporadique, selon les malchances qui les accablent.
«On travaille aussi le côté social des jeunes, ajoute Dave Dumouchel. On peut [par exemple] aller cuisiner dans notre centre d’hébergement pour faire une bouffe communautaire.»
En plus de travailler pour l’organisme Dans la rue, Dave Dumouchel met à profit une autre de ses passions – la planche à neige – pour aider des jeunes en difficulté. Depuis quelques années, il participe à l’événement 24 heures du Mont Saint-Anne et amasse des fonds qu’il remet à des organismes montréalais. «Je veux aider les jeunes, et mon travail fait en sorte que j’ai les contacts pour le faire», explique-t-il.
Un hasard
S’il a décidé de se dévouer ainsi pour les jeunes, c’est un peu par hasard.
«Au cégep, j’étais perdu dans mes études, raconte-t-il. Ça faisait neuf ans que j’y étais et je ne savais pas où j’allais». Il a vu une annonce de l’organisme Dans la rue et il a choisi d’y faire ses stages de travailleur social.
Mais Dave Dumouchel n’a rien du jeune qui a eu la vie dure et qui a décidé d’aider ses semblables. «Je viens d’une famille de la classe moyenne de la banlieue», dit-il. Toutefois, les problèmes d’apprentissage qu’il a eus au cours de son parcours scolaire l’a ouvert à une clientèle souvent mise à l’écart.
Aujourd’hui, il prend plaisir à côtoyer les jeunes qui vivent dans la rue ou qui sont en situation de précarité. «On me demande souvent pourquoi je fais ce que je fais, rapporte-t-il. J’adore parler aux gens. J’aime entendre ce qu’ils ont à dire. Et je me retrouve avec un emploi où je peux parler aux gens et leur venir en aide.»
Des périodes de découragement? «Jamais, dit-il. Surtout pas en ce qui concerne les jeunes.»