Montréal

La Ville veut récupérer 7,9 M$

La résidence Reid-Wilson et l’édifice Versailles sont deux exemples d’édifices patrimoniaux qui pourraient se retrouver vendus aux enchères si leurs propriétaires ne paient pas à temps les taxes dues à l’administration municipale qui publiait cette semaine sa liste annuelle des retardataires.

Rien que cette année, 2 029 immeubles sont pointés du doigt dans l’avis légal publié par la Ville de Montréal dans l’édition du 10 septembre du quotidien Le Devoir. Le montant total des sommes dues s’élève à 7,9 M$. Cela comprend les taxes foncières impayées ainsi que les droits sur les mutations immobilières non acquittés.

Si la liste des mauvais payeurs peut sembler longue, elle diminue radicalement au fur et à mesure que l’échéance de la vente aux enchères approche.

«L’année dernière, la liste finale des immeubles à vendre pour défaut de paiement de taxes a compté 19 immeubles» indique Patricia Lowe, porte-parole de la Ville de Montréal. «Mais neuf ont été retirés de la liste le jour de la vente, car les propriétaires sont venus régler leurs dettes à l’Hôtel de Ville le matin même», ajoute-t-elle.

Ça se bouscule

La vente aux enchères à lieu cette année le 3 novembre. Un mois auparavant, la Ville pourrait publier dans les journaux une dernière liste des mauvais payeurs. «On aura aussi tenté de communiquer avec les propriétaires plusieurs fois par courrier ou par téléphone pour les aviser», précise Mme Lowe.

Généralement, de 150 à 200 acheteurs potentiels se présentent le jour de la vente, où l’on peut faire de bonnes affaires à condition d’avoir un compte en banque bien garni. Car, comme le précise la Ville de Montréal, il faut être en mesure de payer l’immeuble en totalité le jour même.

Selon la loi, si un propriétaire perd un immeuble aux enchères, il aura néanmoins un an pour le récupérer en payant à la personne qui l’a acquis le montant de la vente plus les frais.

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