Montréal

Les étudiants veulent davantage d'argent

Les étudiants interpellent les partis politiques engagés dans la mêlée électorale. Ils leur demandent de s’engager à réinvestir 3,5 G$ supplémentaires dans le système d’éducation postsecondaire.

«Il faut un retour de l’investissement fédéral à la hauteur de 1994, a dit hier le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), David Paradis. La situation de sous-financement chronique dans le réseau de l’éducation québécois provient essentiellement des coupures draconiennes qui ont été faites en 1994 dans les transferts fédéraux.»

Si les partis répondaient favorablement à la demande des étudiants, les transferts fédéraux en matière d’éducation pour le Québec totaliseraient 816 M$.

Les étudiants veulent aussi davantage d’argent pour la recherche. Les conseils subventionnaires devraient avoir à leur disposition 1,5 G$ de plus, selon eux. Ils réclament aussi un financement de 65 % des frais indirects de recherche, qui comprennent notamment les frais d’électricité et de chauffage d’un laboratoire.

Avec le déclenchement des élections, le projet de loi C-207, qui prévoyait l’octroi d’un crédit d’impôt de 8 000 $ aux étudiants qui s’installent dans en région, est tombé à l’eau. «On demande le gros bon sens aux partis politiques pour que le processus continue et qu’on obtienne ce crédit d’impôt», a indiqué le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Xavier Lefebvre-Boucher.

La FEUQ et la FECQ comptent mobiliser leurs membres pour qu’ils se présentent aux bureaux
de vote le 14 octobre. Seulement 20 % d’entre eux se rendent généralement aux urnes, selon M. Para-dis. Entre-temps, les fédérations étudiantes demandent aux partis politiques, qu’elles accusent de négliger la jeunesse, de faire connaître leurs engagements en
éducation.

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