2009 s'annonce difficile pour le tourisme à Montréal
La crise économique qui secoue le monde depuis quelques mois aura des conséquences directes sur le tourisme dans la région métropolitaine, selon les prévisions de Tourisme Montréal.
Le nombre de touristes qui feront une escale à Montréal et dans les environs devrait diminuer de 1 % au cours de la prochaine année, ce qui représente près de 75 000 touristes en moins.
«Ce ne sera pas une situation catastrophique, mais ce sera une année difficile, a indiqué en entrevue à Métro hier, Pierre Bellerose, vice-président de Tourisme Montréal. Ce qui nous aide, en 2009, c’est que plusieurs congrès sont prévus. Mais on sait aussi qu’on n’aura pas de Grand Prix.»
La première grande crise économique à survenir depuis la récession du milieu des années 1990 devrait particulièrement affecter le secteur hôtelier.
Tourisme Montréal prévoit une diminution de 2 % du nombre de nuitées passées dans les hôtels de la métropole. Le taux d’occupation pourrait toutefois connaître une baisse plus importante, qui oscillerait autour de 4 %.
«Il y a un boom hôtelier dans la région qui tombe mal, a expliqué M. Bellerose. Il y aura, en 2009, 800 chambres de plus, mais avec le ralentissement économique, l’offre excédera la demande.»
Nouvelles stratégies
Les importants problèmes économiques qui touchent présentement la classe moyenne américaine forceront Tourisme Montréal à revoir ses stratégies publicitaires.
«On mettra moins d’efforts pour toucher le marché des touristes américains qui venaient à Montréal en voiture, a indiqué Pierre Bellerose, vice-président de Tourisme Montréal. L’accent sera plutôt mis sur les Américains plus aisés et les Européens, puisque notre dollar est avantageux pour eux.»
La disparition du Grand Prix du Canada forcera aussi un certain repositionnement, même si ce retrait ne semble pas avoir affecté outre mesure la confiance des commerçants et des hôteliers.
«On sent une certaine nervosité, a souligné M. Bellerose. Mais ce n’est pas principalement dû à la disparition du Grand Prix. Ça a plutôt à voir avec la récession.»
La Chambre de commerce du Montréal a dit «suivre la situation de près», mais a préféré ne pas commenter la situation dans l’immédiat.