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Benoit Labonté perd sa majorité dans Ville-Marie

Le maire de l’arrondissement de Ville-Marie, Benoit Labonté, a perdu un autre de ses conseillers et sa majorité au conseil d’arrondissement de ce midi, alors que le conseiller du district Sainte-Marie-Saint-Jacques, Pierre Mainville, a remis sa démission.

M. Mainville entend siéger comme indépendant au conseil d’arrondissement, qui compte désormais deux membres de Vision Montréal, M. Labonté et Karim Boulos, et deux membres d’Union Montréal, Sammy Forcillo et Catherine Sévigny.
Ce départ survient un peu moins de deux semaines après la démission de Claire Saint-Arnaud, qui occupait les fonctions de Leader de l’Opposition officielle et de présidente du caucus du Parti, et de Robert Laramée, conseiller spécial de Benoit Labonté.

«Je n’y crois plus»
À l’image de Claire Saint-Arnaud et de Robert Laramée, Pierre Mainville a déclaré ne plus avoir confiance en le chef de Vision Montréal.

«Il y a un an, j’étais de ceux qui croyaient que l’arrivée de Benoit Labonté à Vision Montréal pourrait nous permettre un renouveau mobilisateur et ainsi gagner la mairie de Montréal, a-t-il indiqué. Jusqu’à la dernière minute, j’ai espéré qu’en le soutenant, on promouvait aussi les intérêts des Montréalais. Je n’y crois plus.»
Le maire de Ville-Marie, Benoit Labonté, a affirmé ne pas être surpris de la défection de M. Mainville.

«C’était prévisible, a-t-il précisé. M. Mainville était très lié à Robert Laramée. Mais j’avais bien dit qu’en tant que chef de Vision Montréal, je prendrais des décisions qui ne plairaient pas à tout le monde pour préparer le parti à la prochaine élection.»

Selon M. Labonté, la vérification interne du mode de gestion du parti, dont le rapport est attendu dans les prochaines semaines, ne serait pas étrangère aux démissions de trois de ses conseillers.

«Je pense que la clef de l’énigme se trouve là», a-t-il expliqué.

Tractations
Deux partis auraient déjà approché Pierre Mainville afin de lui offrir une place dans leur organisation. Le vice-président du Comité exécutif de la Ville de Montréal et conseiller du district Sainte-Marie-Saint-Jacques pour Union Montréal, Sammy Forcillo, a dit ignorer si M. Mainville pourrait joindre les rangs de l’administration Tremblay.

«M. Mainville est sûrement en réflexion. Il doit prendre son temps», a-t-il souligné, non sans rappeler que la date du 31 décembre représentait un échéancier important pour les partis politiques qui doivent ensuite faire adopter leurs budgets en fonction de leur nombre d’élus.

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