Les séries très attendues par les restaurateurs
Le Canadien entre peut-être en séries par la porte arrière, mais cela ne semble pas déranger les commerçants de Montréal, qui attendent impatiemment la première partie.
Pour les propriétaires de bars et de restaurants du Québec, les séries éliminatoires de la LNH représentent une affaire en or. «Pendant les séries, les clients sont excités, ils dépensent deux fois plus que d’habitude», affirme Peter Sergakis, président de l’Union des tenanciers de bars du Québec. Il explique aussi que l’hiver a été difficile en raison du froid et du ralentissement économique. Les séries éliminatoires de la LNH suscitent donc de grands espoirs chez les propriétaires de bars. «Boston, c’est une grosse équipe, mais on a de l’espoir. Plus ça dure longtemps, plus c’est payant pour nous», soutient-il.
Début de la fièvre des séries
Le Canadien entamera la première ronde des séries éliminatoires jeudi en affrontant l’équipe numéro un de l’Association de l’Est, les Bruins de Boston. Les hommes de Bob Gainey ont remporté la toute première partie de la saison contre cette équipe pour ensuite perdre les cinq autres matchs disputés dans les mois suivants.
Ces statistiques peu reluisantes ne semblent toutefois pas décourager les fans du Tricolore, qui ont mis la main sur la totalité des 12 000 billets mis en vente samedi dernier pour les trois matchs qui auront lieu au Centre Bell durant cette première série.
La quantité de drapeaux du Canadien qu’on peut voir à Montréal n’est peut-être pas aussi importante que l’an dernier, mais la fièvre des séries commence tout de même à se faire sentir dans la ville.
Certains citoyens, dont Achille Marra, gardent confiance devant cette série face aux Bruins. «Je pense qu’on peut les battre en six matchs», s’exclame le jeune homme, qui prévoit une suite de matchs très intéressants.
De son côté, Marie-Ève Nadeau est plus sceptique, mais elle suivra assidûment chacune des rencontres de cette première ronde. «C’est un beau moment, les séries, parce que ça unit les Montréalais, qu’ils soient francophones, anglophones ou autres», souligne-t-elle.
Même les visiteurs ont l’intention de suivre de près les séries. Paul Letournel, originaire de Saint-Pierre-et-Miquelon, en visite à Montréal pour quelques jours, portait fièrement son chandail du Canadien, hier, dans un centre commercial de la ville.