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La parole à Michel Venne

Qu’est-ce qu’on retrouve cette année à l’École d’été de l’INM, dont le thème est «Et si on prenait le pouvoir»?
On a conservé la même formule gagnante. On ne va pas s’asseoir sur des bancs d’école pour gober de la matière. C’est un événement durant lequel des jeunes réfléchissent sur la société dans laquelle ils veulent vivre. Cette année, on demande à certains de créer le programme qu’ils feraient s’il prenaient le pouvoir. Des conférences, des tables ron­des sur des sujets d’actualité et des activités de travail, d’art ou de partage d’idées sont au menu.

Êtes-vous surpris de voir chaque année les idées soulevées par les jeunes?
J’ai découvert des choses en écoutant les jeunes. Au fil des ans, dans tout ce qu’ils ont dit, une chose est ressortie très clairement : chaque individu a une responsabilité à l’égard du monde dans lequel il vit. Les jeunes nous disent […] qu’ils ne vont pas passer leur vie à attendre que des institutions fassent les choses à leur pla­ce. On observe aussi que les jeunes ont la main tendue vers les autres générations.

Si les jeunes semblent vouloir faire le pont avec les générations qui les ont précédés, se sentent-ils écoutés par celles-ci?
Pas toujours. Un des succès de l’École d’été c’est qu’on essaie de les laisser s’exprimer sans leur imposer de filtre. On veut leur donner envie de prendre leur place. Je pense que beaucoup de jeunes aimeraient être plus entendus. On vit dans une société vieillissante, où les baby-boomers, qui ont toujours pesé très fort dans l’agenda politique en raison de leur nombre, arrive à la retraite. Mais quand on discute de l’avenir du Québec, on ne peut pas juste s’intéresser aux soins de santé pour les personnes en perte d’autonomie et au financement de la retraite.

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