Nouvelles de lendemain d'élections à Montréal
La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a préféré garder le silence aujourd’hui, au lendemain de sa défaite dans la course à la mairie.
Se refusant à tout commentaire, Mme Harel a choisi de prendre un peu de temps avant de réagir au résultat de l’élection de dimanche.
Selon son discours, prononcé après la confirmation de l’élection du maire sortant, Gérald Tremblay, il semble toutefois acquis que Louise Harel assumera son rôle de chef de l’opposition à l’hôtel de ville.
«J’ai appelé le maire Gérald Tremblay, a-t-elle déclaré hier, peu de temps après avoir concédé la victoire à son adversaire. Je l’ai prévenu que nous allions nous retrouver à l’hôtel de ville pour réclamer des changements. Nous allons poursuivre ce combat.»
Parcours difficile
Louise Harel, qui a été portée à la tête de Vision Montréal en juin, est arrivée en politique municipale dans l’espoir de «faire le ménage à l’hôtel de ville».
La démission choc de son bras droit, Benoit Labonté, à deux semaines des élections, aura cependant sérieusement entachée sa campagne.
Son incapacité à parler anglais et la méfiance de la communauté anglophone face à une souverainiste convaincue à la source des fusions municipales auront sans doute contribué à sa défaite. Louise Harel devrait être à la tête de l’opposition à l’hôtel de ville.
Diane Lemieux défaite
Diane Lemieux a perdu sa bataille électorale hier au terme d’une lutte extrêmement serrée. L’ex-députée péquiste ne pourra donc pas accéder au conseil municipal, faute de 120 voix. C’est la candidate de Projet Montréal, Émilie Thuillier, qui siègera comme conseillère de ville dans le district d’Ahuntsic. Elle a recueilli 34% des suffrages contre 33% pour celle qui était surnommée la lionne de Bourget.
Michel Labrecque ne commente pas
Michel Labrecque, candidat défait à la mairie du Plateau-Mont-Royal, n’a pas souhaité réagir aujourd’hui. Son attaché de presse, Marc Snyder, a précisé que M. Labrecque ferait «ses commentaires en temps et lieu». Michel Labrecque demeure, pour le moment, le président de la Société de transport de Montréal (STM). Tout porte à croire qu’il devra céder son poste au terme de l’assermentation des élus, prévue le 12 novembre.