Michael Applebaum: il avait pourtant dit…
Le maire de Montréal, Michael Applebaum, a été arrêté par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), tôt lundi matin. Il fait face à 14 chefs d’accusation dont ceux d’abus de confiance, de complot, de fraude envers le gouvernement et d’actes de corruption dans les affaires municipales. Pourtant, depuis qu’il a été nommé maire en novembre dernier, M. Applebaum a fait plusieurs déclarations contre la corruption et la collusion à Montréal. Voici donc quelques unes de ces déclarations faite dans les derniers mois.
12 novembre 2012 (après sa nomination)
«Je suis vraiment dégoûté par ce que j’ai vu et ce que j’ai entendu à la Commission Charbonneau. On parle d’un employé de la Ville de Montréal qui a collaboré avec des bandits. Ils ont volé de l’argent de nos contribuables et je n’accepterai pas ça.»
Janvier 2013
«Si je peux aider à arrêter la corruption et la collusion, je vais le faire avec plaisir», a-t-il affirmé lors d’un conférence de presse portant sur la création d’une escouade policière qui sera chargée d’enquêter sur l’administration municipale de Montréal.
«Je suis transparent, intègre et honnête. Je n’ai rien à me reprocher.»
«Si je vais dans un cinéma et qu’il y a quelqu’un de la mafia ou du crime organisé, vous allez dire que la personne était en ligne avec moi pour acheter du popcorn? […] Est-ce que quelqu’un va dire que j’ai un lien avec une personne que je ne connais pas?»
8 mars 2013
Lors d’un point de presse suivant des allégations que l’UPAC l’aurait dans sa mire, Michael Applebaum a répété ne pas être sous enquête et a dit être «convaincu dans [son coeur] que s’il y a des enquêtes, elles ne vont rien donner» parce qu’il jure n’avoir «rien fait de mal». Il a expliqué les allégations par une «chicane entre des employés et leur patron».
20 mars 2013
Michael Applebaum a assisté, en décembre 2001, à un match de hockey dans une loge payée conjointement par la firme Dessau et le cabinet d’avocats Dunton-Rainville.
«Les loges et les billets de hockey servaient à tisser des relations avec les élus, c’était utile pour le développement des affaires», a-t-il affirmé, précisant qu’il entretenait de bonnes relations avec ses invités.
«Ce n’est pas en allant voir un match qu’on est acheté. Ayez confiance dans les élus qui ne se font pas acheter», a-t-il martelé lors du point de presse pour annoncer le nom du prochain directeur général de la Ville.
2 mai 2013
«Nous voulons que les citoyens s’approprient le pouvoir politique qui traverse une crise sévère», a déclaré le maire lors de la deuxième cérémonie de remise du prix du maire de Montréal.
«Ce n’est pas l’escouade Marteau ni la Commission Charbonneau qui va permettre une meilleure transparence du système, ce sont les citoyens, et il faut leur donner les ressources», a-t-il laissé savoir, suggérant l’adoption d’une charte de participation et des budgets participatifs.