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Les clients des travailleuses du sexe surveillés

À une semaine du début officiel de l’été, l’arrondissement d’Hochelaga-Maisonneuve a lancé un avertissement aux clients qui sollicitent les travailleuses du sexe sur la rue Sainte-Catherine Est. Les problèmes liés à la sollicitation sur Sainte-Catherine seraient devenus particulièrement évidents depuis le début des travaux dans le Quartier des spectacles. Le chantier aurait contribué à chasser les prostituées des environs du boulevard Saint-Laurent. Plusieurs d’entre elles auraient migré vers Hochelaga-Maisonneuve.

«Ceux qui veulent consommer ou offrir des services sexuels ne sont pas les bienvenus, a tranché le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, hier. Depuis quelques années, des mesures sont en place pour tenter d’éliminer les problèmes liés à la sollicitation. Cet été, nos interventions seront encore plus systématiques.»

Au cours des prochains mois, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) procédera à la mise en place de barrages routiers hebdomadaires sur la rue Sainte-Catherine Est. Des policiers remettront aux automobilistes des feuillets d’information sur les conséquences de la sollicitation et de la consommation de services sexuels. À ce jour, 1 200 dépliants ont été distribués.

Des «opérations clients» seront également menées par le SPVM. Tout au long de l’été, des policiers parcourront la rue Sainte-Catherine et interviendront auprès des gens qui sollicitent des services sexuels. Le commandant du poste de quartier 23, François Cayer, a indiqué que 14 opérations policières ont mené à l’arrestation de 44 prostituées et de 74 clients depuis le début de l’année.

«On ne prétend pas parvenir à éradiquer la prostitution, mais on veut envoyer un message clair aux clients et leur rendre la vie dure, a déclaré M. Ménard. On fait le pari que s’il n’y a pas suffisamment de clients, les filles ne seront plus intéressées à travailler dans Hochelaga-Maisonneuve.»

Opération Cyclope

Le SPVM a mis sur pied l’Opération Cyclope en 2002. Ce programme permet aux victimes ou aux témoins de sollicitation de fournir, de façon anonyme, des renseignements sur le véhicule du harceleur et une description de l’individu. Selon François Cayer, 98 % des individus dénoncés qui sont rencontrés par les policiers ne sont pas revus par la suite.

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