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Un petit vent d'arrogance…

La première fois que j’ai vu Jean Pascal, c’était il y a cinq ans lors d’une soirée de boxe au petit Club Soda. J’étais assis au balcon, à environ 15 pieds du ring.

Jamais je n’oublierai le bruit sec de sa gauche. PAF! Ne me demandez pas de vous décrire la fluidité de son élan; sa claque, je ne l’ai jamais vu partir. Son pauvre adversaire non plus. Il est tombé au plancher raide comme une barre. Aujourd’hui, ce n’est pas pour rien que Jean Pascal est bardé de ceintures.

On était donc bien heureux de sa victoire de samedi soir contre le smatte à Dawson, un adversaire comme on les aime. De toute évidence trop confiant, un brin mal préparé et accompagné d’un entourage qui n’avait vraiment pas l’air de se prendre pour une caisse de 7-Up. Mais, si vous le permettez, on se gardera une petite gêne puisque le combat s’est achevé sur un coup de tête accidentel – une chance pour Pascal, Dawson semblant avoir encore pas mal de gaz dans le bidon -, et il faudra reprendre tout cela un de ces quatre. Ça fera sûrement grand plaisir à tous ceux qui vont encore faire une piasse avec ça…

On l’a dit et on est prêt à le répéter mille fois, Jean Pascal est un excellent boxeur. Un top. Sauf que, maintenant que la visite est repartie aux États, est-il vraiment obligé d’en remettre à ce point pour faire monter sa cote d’entertainer, ce fameux élément essentiel qui plaît tant aux gros boss de la boxe? Qu’il nous lâche avec ses «c’est moi le King» et ses autres déclarations pompeuses. C’est digne d’un lutteur de la WWE. 

Dans le showbiz, comme dans le sport, il est capital d’avoir du timing. Et de dégainer exactement au bon moment pour faire de l’effet. S’il y en a un qui devrait savoir ça, c’est bien un champion de boxe, me semble…

???

«Le message de la vérité n’est pas toujours le bienvenu.» C’est sur cette note empreinte d’humilité que le cardinal Ouellet a achevé son mandat à l’archidiocèse de Québec. On lui souhaite un long, même un très long séjour au Vatican. Un jour, je vais peut-être finir par m’ennuyer de lui. Un moment d’égarement, on ne sait jamais…

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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