Les policiers temporaires manifestent
Les 160 policiers du SPVM partis à la retraite entre 2009 et 2010 ne seront pas remplacés. C’est ce qu’a déploré mercredi le chef syndical de la Fraternité des policiers, Yves Francoeur, devant 200 policiers temporaires. La direction du SPVM contredit ses propos.
Des 212 policiers temporaires actuels du SPVM, la moitié ont déjà dépassé leur quota d’heures de formation et en est à leur troisième mandat. Mais ils n’auront pas de contrat d’embauche. Selon M. Francoeur, 140 d’entre eux seront limogés d’ici la fin de l’année. «On ne coupe pas 35 M$ en pensant qu’il n’y aura pas d’effet sur le service offert», a-t-il prévenu, évoquant une baisse des patrouilles, un allongement du temps de réponse et moins de ressources pour les enquêtes.
François Landry, chef de service des ressources humaines du SPVM, n’est pas aussi pessimiste. «Entre 2004 et 2009, nous avions en moyenne 4 178 policiers sur le terrain. Actuellement, il y en a 4 449», a -t-il dit, ajoutant que des propositions avaient été faites au syndicat pour régler le cas d’une centaine de policiers temporaires.
Un nouveau chef?
La Ville dévoilera lundi le successeur du chef du SPVM Yvan Delorme. «Les cinq officiers qui ont déposé leur candidature sont exceptionnels, écrit dans son blogue l’élu Luc Ferrandez, qui participe aux auditions. Y a-t-il cinq candidats de ce calibre dans la moyenne des entreprises québécoises? Sans doute que non.»