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La lutte aux graffitis bat son plein

Cette année encore, effacer les graffitis coûtera 6 M$ à la Société de transport de Montréal (STM) et à la Ville, même si cette dernière indique que le taux de récidive est passé de 50 %
à 15 % en quatre ans. «Depuis 2006, le nettoyage des graffitis sur les domaines privés et publics a été effectué sur une surface équivalente à 130 terrains de football», a déclaré, jeudi Michael Applebaum, l’élu responsable des Services aux citoyens de la ville.

L’objectif en 2010 consiste à en éliminer 160 000 m2 sur les domaines publics et privés. Les arrondissements les plus touchés sont ceux de Ville-Marie, de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, du Plateau-Mont-Royal et du Sud-Ouest, d’après M. Applebaum. En 2010, la Ville dépensera 115 000 $ pour que des jeunes réalisent quatre fresques et mettent en avant une façon plus citoyenne de pratiquer leur art. C’est 50% de plus que la somme dépensée l’année dernière pour ce type de projet.

Un coût élevé
Ces graffitis ont nécessité moins de 2 $ de peinture pour être exécutés. Mais leur nettoyage coûtera près de 75 $ à la Ville (près de 10 $ le m2). La facture est de trois à quatre fois plus salée si le travail est payé par un particulier. Chaque année, c’est l’équivalent du prix de 13 autobus de la STM qui est englouti dans les opérations de nettoyage. Cela fournit néanmoins des occasions d’affaires à une quinzaine d’entre-prises à Montréal.

À l’image de Verdun, l’arrondissement de CDN-NDG enverra probablement la facture du nettoyage aux graffiteurs qu’elle vient d’identifier. Documenter photographiquement les différents graffitis et les comparer, c’est notamment le travail du SPVM. Si un graffiteur est identifié, on peut analyser sa «signature», et lui donner la facture du nettoyage de tous ses graffitis précédents, résume le commandant Leduc.

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