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Neuf employés du Journal de Montréal congédiés

Quebecor a congédié neuf de ses employés du Journal de Montréal en lock-out. Quelque 115 autres syndiqués ont été suspendus pour une période allant d’une semaine à un an. Le président du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM), Raynald Leblanc, fait partie des employés congédiés, qui ont reçu la visite du huissier lundi soir.

Les journalistes Fabrice de Pierrebourg – qui a été le premier à mettre en lumière les liens entre l’ancien chef de Vision Montréal, Benoit Labonté, et le controversé homme d’affaires Tony Accurso – et Patrick Gauthier sont aussi au nombre des personnes licenciées.

Les sanctions surviennent à la suite de la décision de la juge de la Cour supérieure, Anne-Marie Trahan. La juge a reconnu les syndiqués du Journal de Montréal coupables d’outrage au tribunal le 8 juin dernier. Elle les a condamné à payer des amendes s’élevant à 78 750$ pour avoir pénétré dans les locaux de la rue Frontenac en juillet 2009, six mois après le début du conflit.

«Nous contestons le jugement de la Cour supérieure et nous allons contester les congédiements, a indiqué le secrétaire du STIJM, Pascal Filotto. Selon nous, c’est un peu prématuré d’imposer des mesures disciplinaires.» M. Filotto a rappelé que le Syndicat et Quebecor étaient en processus de conciliation afin de trouver une entente qui mettrait fin au conflit qui dure depuis 18 mois. «Nous espérons que le processus va continuer», a-t-il affirmé.

Les employés congédiés et suspendus demeurent pour le moment membres du STIJM. Leurs sanctions, si elles ne sont pas renversées entre temps, ne s’appliqueront qu’à la fin du lock-out. Le vice-président aux affaires corporatives et institutionnelles de Quebecor, Serge Sasseville, n’a pas souhaité commenter la situation, mardi.

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