Voitures de métro : la décision reportée
La Société de transport de Montréal décidera la semaine prochaine si un nouvel appel d’offres doit être lancé pour l’achat des voitures de métro ou si le contrat est attribué à Bombardier-Alstom. Le conseil d’administration qui devait se réunir ces jours-ci a été reporté à mardi. «Il reste quelques validations à faire», a expliqué la porte-parole de la STM, Odile Paradis.
Le rapport de la firme Hatch Mott MacDonald, chargé d’étudier la proposition de l’espagnol Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF), a récemment été remis à la STM, qui l’a analysé, mais des questions demeurent en suspens.
Si la proposition de CAF est conforme à l’avis d’intention qu’a lancé la STM en janvier, un nouvel appel d’offres sera lancé, ce qui prolongera les délais d’au moins un an. Dans le cas contraire, le consortium Alstom-Bombardier décrochera le contrat.
La STM et le gouvernement du Québec s’étaient entendus avec les deux entreprises pour le remplacement de 365 voitures, mais le contrat a été révisé à la hausse. Évalué maintenant à plus de 3G$, il prévoit que 765 voitures devront être construites, avec une option de 288 voitures supplémentaires. La STM a émis un avis d’intention pour vérifier si d’autres entreprises étaient intéressées par le contrat. Deux ont répondu : CAF et le chinois Zhuzhou electric locomotive company. La proposition de celui-ci a été jugée non conforme.
Les premières voitures devaient arriver en 2012
Lorsqu’elle a lancé un appel d’offres en 2008 pour le remplacement des 365 premières voitures de métro, la STM prévoyait recevoir les premières unités en 2012. Déjà à cette époque, les délais s’accumulaient puisqu’à l’origine, Québec avait autorisé la STM à négocier de gré à gré avec Bombardier, ce qu’avait contesté Alstom. Finalement, les deux entreprises ont décidé de travailler ensemble pour répondre aux exigences du contrat.