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Montréal mal préparée en cas de séisme?

Montréal arrive en deuxième position derrière Vancouver pour la répartition du risque sismique. La Ville financera un projet de recherche pour évaluer ses infrastructures. Si Montréal court plus de risques que la plupart des autres villes du Canada, il n’y a pas forcément lieu de s’alarmer, car le risque est bien moindre qu’à Vancouver, précise d’emblée Marc Sarrazin, chef de division Ponts et tunnels à la Ville de Montréal : «La métropole se trouve dans une zone d’aléa sismique modéré».

Néanmoins, la structure géologique des sols (beaucoup de terre de remblai) et le fait que la majorité des infrastructures urbaines sont vieillissantes inquiètent la Ville, au point que dans les documents remis aux élus, on indique que «ces structures pourraient subir de lourds dommages à la suite d’un tremblement de terre de grande puissance».

La ville est responsable de 529 ouvrages. Il s’agit de ponts (dont celui de la Concorde qui rejoint l’Île Sainte-Hélène), de tunnels (comme le tunnel Atwater), l’autoroute Bonaventure, ainsi que d’écrans antibruit. Pour mesurer les risques sismiques et évaluer la vulnérabilité des structures afin notamment de prioriser les interventions, la Ville versera en tout 75 000 $ sur trois ans à l’Université McGill qui collabore au Centre canadien de recherche sismique.

Cela fait plusieurs années que les spécialistes soulignent les dangers qui guettent les édifices de métropole en cas de séisme majeur. Plusieurs écoles et hôpitaux, dont celui de Sainte-Justine, ont récemment entamé des travaux de fortification pour rendre les fondations plus ductiles, leurs  matériaux se pliant au lieu de rompre en cas de tremblement de terre.

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