Rue Frontenac lance un hebdo gratuit
Après 19 mois de lock-out, Rue Frontenac lancera à la fin octobre un tabloïd hebdomadaire qui sera distribué gratuitement dans la région montréalaise.
Proposant un contenu différent de RueFrontenac.com – qui continuera de concert à couvrir l’actualité quotidienne -, l’hebdo sera un peu moins collé sur l’actualité et offrira des reportages, des analyses, des enquêtes, des chroniques et des critiques. L’équipe qui travaille actuellement sur le web sera la même à travailler à l’élaboration du nouveau journal. Le coordonnateur général de Rue Frontenac, Richard Bousquet, prévoit que le journal sera d’environ 48 pages et sortira le jeudi matin.
L’idée de lancer un hebdo n’est pas nouvelle, mais certaines conditions devaient être remplies avant de concrétiser ce projet. «Nos lecteurs nous le demandent depuis longtemps, mais on voulait s’assurer, avant de passer à cette étape, que le site internet avait atteint une stabilité financière et qu’il avait atteint une crédibilité rédactionnelle», explique M. Bousquet.
Rue Frontenac compte principalement sur la publicité pour financer la publication, mais planche aussi sur d’autres moyens d’assurer une certaine rentabilité. «Depuis le début du conflit, Rue Frontenac doit s’autofinancer et ça doit demeurer comme ça», dit le coordonnateur général.
M. Bousquet n’a toutefois pas voulu se prononcer sur l’impact qu’une telle initiative pourrait avoir sur les négociations. Le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal et Quebecor sont présentement en période de médiation et sont tenus au huis clos.
Quoi qu’il en soit, un nouveau défi est fort apprécié chez Rue Frontenac. «Ça fait du bien d’avoir des challenges additionnels quand ça fait 19 mois qu’on est en lock-out», soutient Richard Bousquet.