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L'ABC des démarches à suivre pour les résidents perma­nents

«En vertu de la Loi sur l’immigration au Canada, la grande majorité des demandes d’immigration doivent se faire depuis l’étranger», lance d’entrée de jeu Claude Fradette, porte-parole au ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec.

Voilà qui explique pourquoi la plupart des nouveaux arrivants débarquent à Montréal avec, en poche, leur statut de résident perma­nent. Mais une fois dans la métropole, quelles démarches doivent-ils effectuer? Voici, en quelques étapes, le cheminement type des immigrants reçus – à ne pas confondre avec les demandeurs d’asile, les travailleurs temporaires et les étudiants étrangers.

1. Direction : Bureaux d’Immigration-Québec  
En arrivant à l’aéroport Montréal-Trudeau, les nouveaux arrivants ont tout intérêt à se présenter aux bureaux d’Immigration-Québec. C’est là qu’ils se procureront un exemplaire du document Apprendre le Québec : Guide pour réussir mon intégration (également disponible en ligne sur le site d’Immigration-Québec) et d’autres ouvrages pratiques. Ils peuvent également s’inscrire dès leur arrivée à la rencontre Premières démarches d’installation.

2. Premières démarches d’installation
Cet entretien, qui a lieu quelques jours après l’arrivée à Montréal, se déroule dans les bureaux du ministère. «Durant cette rencontre, les nou­veaux arrivants obtiennent les informations essentielles concernant la carte d’assurance maladie, l’assurance sociale, le permis de conduire, l’inscription des enfants à l’école, la recherche d’emploi et de logement, les cours de langue pour ceux qui en ont besoin, etc.», explique Claude Fradette. Aussi au menu : s’inscrire à la séance d’information S’adapter au marché du travail québécois.

3. Cours de français
Ils sont offerts chez les partenaires du ministère tels que les universités, les cégeps ou les orga­nis­mes communautaires. On peut trouver l’information pertinente sur le site internet d’Immigration-Québec.    
www.immigration-quebec.gouv.qc.ca


4. S’adapter au marché du travail québécois

Il s’agit d’une séance de quatre jours complets consacrées à la recherche d’emploi. «Cette
formation, donnée par nos organismes partenaires, est très importante puisqu’elle donne notamment des outils aux nouveaux arrivants pour comprendre le marché du travail en Amérique du Nord et pour bien saisir les attentes des employeurs», précise M. Fradette.

5. Accompagnement personnalisé
Comme chaque cas est unique, des accompagnements personnalisés et taillés sur mesure sont également offerts par le ministère et ses partenaires. Par exemple, le CITIM (Clé pour l’intégration au travail des immigrants) offre un soutien spécialisé pour faciliter l’insertion au marché du travail des candidats ingénieurs.

Un nombre insoupçonné d’organismes montréalais (L’Hirondelle, La Maisonnée, le CREE, etc.) et de programmes spécialisés tels que le Service d’information sur les professions et métiers réglementés (SIPMR) ou le Programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME) sont accessibles.

À noter que le ministère peut délivrer, pour la somme de 105$, une Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec. «Le nouvel arrivant sait alors exactement à quoi équivaut son diplôme dans le système québécois», note Claude Fradette.

6. Emploi-Québec
Ceux pour qui les étapes précédentes s’avèrent moins fructueuses peuvent se tourner vers Emploi-Québec. «Ce qu’on fait au ministère, c’est le travail de préparation des candidats. On assure un accompagnement spécialisé. Mais certains d’entre eux, comme n’importe quel citoyen québécois, vont éventuellement devoir se tourner vers Emploi-Québec», explique
M. Fradette.

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