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Pour une meilleure intégration du taxi

«Le taxi doit cesser d’être considéré comme un adversaire. Il doit occuper une place significative dans le Plan de transport, aux côtés du transport en commun, du vélo et de la marche.» Ce cri du cÅ“ur n’a pas été lancé par un chauffeur de taxi, mais bien par la chef de l’Opposition officielle à la Ville de Montréal, Louise Harel.

À une semaine du début des travaux de la commission publique du Conseil sur l’avenir de l’industrie du taxi à Montréal, Mme Harel a présenté mercredi quelques pistes de solution qui pourraient, selon son parti, améliorer la situation d’un secteur qui peine à sortir de la crise économique. Vision Montréal a ainsi remis en question l’organisation du Bureau de taxi, qui relève présentement du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). «Cette situation apparaît incongrue lorsqu’on pense qu’il n’est pas dans la mission du SPVM de planifier le développement de l’industrie du taxi», a soutenu Louise Harel.

Le conseiller municipal du district de Saint-Jacques, François Robillard, a affirmé qu’il était primordial de maintenir l’offre de taxi et de développer la demande pour le service. «L’industrie du taxi n’est pas publicisée ni mise en valeur, a-t-il indiqué. On ne peut pas s’attendre à ce que le Bureau du taxi, qui est plus proche de la gestion que du marketing, s’en charge.»

L’Opposition officielle aimerait également revoir la place accordée au taxi collectif. Dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal, dix lignes de taxis collectifs permettent aux usagers qui n’ont pas accès au transport en commun d’utiliser leur titre de transport de la Société de transport de Montréal (STM) pour prendre un taxi qui les mènera jusqu’à la desserte la plus proche. «Pour avoir un service d’autobus, il faut avoir un minimum de 25 passagers par heure, a rappelé Louise Harel. Le taxi collectif pourrait faciliter les déplacements dans certains secteurs ou pour certains horaires.»

Ce type de service serait une bonne affaire pour l’industrie puisqu’il représente, pour les propriétaires de taxis, des revenus garantis en vertu d’ententes signées avec la STM, qui financent le taxi collectif. «Le taxi collectif, c’est bon pour les citoyens, c’est bon pour les chauffeurs, c’est bon pour tout le monde, a déclaré Dory Saliba, président du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi, section Montréal. C’est beaucoup moins dispendieux d’engager cinq chauffeurs de taxi pour offrir le service de transport que de faire rouler des autobus vides. En plus, les citoyens n’ont pas à attendre des heures avant que l’autobus arrive.»

Chauffeurs illégaux
Au-delà du manque de visibilité, Dory Saliba estime que ce sont les chauffeurs illégaux qui causent le plus de tort à l’industrie du taxi. Selon lui, plusieurs chauffeurs ne détenant pas de permis de taxi, ni de voiture correctement identifiée, travaillent sur le territoire montréalais et volent une partie de la clientèle aux chauffeurs dument enregistrés. «Ces chauffeurs sont comme des fantômes parce qu’on ne les voit jamais, mais ils nous font très mal», a affirmé M. Saliba.

La commission publique sur l’avenir du taxi tiendra des assemblées
publiques en soirée les 4 et 30  novembre ainsi que le 1er décembre.

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